20 ans pour trouver une vie extraterrestre ?

Tony del Genio travaille depuis plusieurs années pour l’Institut Goddard de la NASA. Il est notamment chargé de chercher la vie sur d’autres mondes et il pense que l’humanité a de fortes chances de découvrir une forme de vie extraterrestre dans ces vingt prochaines années.

L’Homme a toujours eu le regard porté sur les étoiles, mais il lui a fallu du temps et beaucoup de patience pour arriver à comprendre comment était organisé l’Univers présent tout autour de sa planète.

Extraterrestres biologiques

Il lui reste encore beaucoup à découvrir, naturellement, mais il dispose désormais d’outils à la fois plus précis et plus intelligents, des outils qui ont permis aux astronomes de découvrir des centaines d’exoplanètes et de systèmes distants en l’espace de quelques décennies.

La délicate question de la vie extraterrestre

Toutefois, en dépit des avancées faites en la matière, nous n’avons pas encore été en mesure de détecter une forme de vie extraterrestre.

Si cette question anime de nombreuses thèses complotistes, elle fascine également un bon nombre de chercheurs et Tony del Genio en fait partie. Mieux, il en a même fait son métier puisqu’il travaille depuis un moment pour une division spéciale de la NASA, une division chargée de chercher la vie sur d’autres mondes.

Le plus amusant, c’est que rien ne le destinait réellement à se poste. Comme le rappelle Space Daily, l’homme a passé une bonne partie de sa carrière à observer notre propre planète. Étrangement, c’est précisément ce qui lui a permis d’accéder à ce poste.

Interrogé par nos confrères, le brillant scientifique est donc revenu sur ses travaux et sur la délicate question de la recherche d’une forme de vie extraterrestre.

Pour lui, avant de chercher une forme de vie quelconque, nous devons avant tout nous focaliser sur les mondes susceptibles d’accueillir la vie et plus précisément sur l’habitabilité des planètes. Si nos connaissances ont beaucoup progressé, nous devons continuer à mener des observations afin d’être en mesure de mieux comprendre ce qui fait d’une exoplanète une planète hostile ou habitable.

Connaître la Terre pour mieux comprendre les exoplanètes

Bien sûr, le scientifique n’exclut pas qu’une forme de vie puisse se développer dans un monde différent du nôtre, mais il estime préférable de nous focaliser sur nos connaissances empiriques, des connaissances établies à partir de notre propre expérience sur la planète Terre.

En conséquence, pour mieux comprendre les exoplanètes, nous devons également nous attacher à mieux connaître notre propre monde.

Sans se risquer à faire des estimations trop précises, Tony del Genio pense que nous devrions être en mesure de trouver un monde candidat à la vie dans un délai de 20 ans. Ceci étant, il insiste sur le fait qu’il reste encore beaucoup d’inconnues dans l’équation. Cette estimation est donc à prendre avec un certain recul, et elle ne se base évidemment pas sur une quelconque analyse scientifique.

Ceci étant, les avancées faites par la NASA, l’ESA et les autres agences spatiales mondiales semblent aller dans ce sens. Il faut en effet rappeler que plusieurs mondes situés dans notre système abritent de l’eau et c’est notamment le cas d’Europe ou encore d’Encelade. Hasard ou pas, l’agence spatiale américaine s’intéresse depuis longtemps au satellite de Saturne et elle envisage même d’envoyer des sondes sur place pour récupérer des prélèvements de l’eau expulsée par ses geysers.