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5 découvertes scientifiques réalisées à l’aide de Google Maps

Google Maps est un outil formidable qui a complètement révolutionné notre façon de voir le monde. En plus de permettre d’explorer les lieux les plus emblématiques de notre planète, l’outil de cartographie de Google permet également de découvrir des choses qui étaient jusque là restées cachées.

Voici pour vous cinq découvertes scientifiques qui ont été faites grâce à Google Maps.

Découvertes Google Maps

1. La forêt du Mont Mabu, Mozambique

Commençons avec cette découverte formidable faite en 2008 par les scientifiques britanniques du Royal Botanic Garden de Kew, à l’ouest de Londres. Alors qu’ils utilisaient des images satellites de Google Earth pour tenter de délimiter une vaste zone de protection et de conservation au Mozambique, les scientifiques sont tombés par hasard sur une forêt jusqu’alors inconnue.

Ce pays d’Afrique australe, ravagé par la guerre civile de 1972 à 1995, cachait une petite forêt recelant des espèces jamais observées jusque là.

La forêt en question se trouve sur les contreforts du mont Mabu, au Nord du Mozambique, et elle s’étend sur près de 80 km². Sur Google Maps, elle apparaît comme une zone colorée différemment du reste de la végétation. La forêt est intacte et abrite une centaine d’espèces inconnues. Avant que Google Maps ne la mette au jour, elle était seulement connue par quelques villageois du coin qui s’y abritaient durant la guerre.

2. Un fossile de 1,9 million d’années, Afrique du Sud

Lorsque des paléontologues s’adonnent à une utilisation experte et assidue de Google Earth, cela peut aboutir sur de belles découvertes.

La preuve avec ce fossile d’hominidé datant de 1,9 million d’années, qui a été découvert en Afrique du Sud par le professeur Lee Berger de l’université de Witswatersrand à Johannesburg, à l’aide de Google Maps.

Le professeur Berger a en effet utilisé l’imagerie satellite haute résolution de Google Earth pour mettre au jour près de 500 grottes et dépôts de fossiles non identifiés jusqu’alors. C’est dans l’un de ces dépôts qu’a été découvert l’Australopithèque sediba, une nouvelle espèce d’hominidé, qui reposait discrètement sur ce site qui fait pourtant partie des régions les plus explorées en Afrique.

Une découverte remarquable qu’on doit à Google Maps !

3. La villa romaine, Italie

Alors qu’il étudiait des cartes Google Maps de la région autour de sa ville de Sorbolo, près de Parme, en Italie, Luca Mori, un informaticien italien, est tombé sur les vestiges d’une ancienne villa romaine. Luca parcourait tranquillement Maps quand il a remarqué une forme ovale bien visible, de plus de 500 mètres de long. Il a alors eu la bonne idée de contacter des archéologues, y compris des experts du Musée national d’archéologie de Parme. Ceux-ci ont alors confirmé qu’il s’agissait bien d’une découverte notable et sont allés sur le site pour l’explorer de plus près.

Les archéologues ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’un village de l’âge du bronze, mais une inspection plus approfondie du site a permis de mettre au jour des pièces en céramique qui indiquaient qu’il s’agissait plutôt d’une villa romaine.

4. Le Kamil Crator, Egypte

En 2008, Vincenzo de Michele, un ancien conservateur du Museo Civico di Storia Naturale di Milano (« Musée public d’Histoire naturelle de Milan »), à Milan, en Italie, a découvert par hasard alors qu’il parcourait des images de Google Earth, un cratère d’impact de météorites jusqu’alors inexploré. Baptisé Kamil Crator, il se trouve dans une région reculée du désert du Sahara, au sud-ouest de l’Égypte.

D’après les experts, le cratère de 45 mètres de large et de 16 mètres de profondeur n’aurait que quelques milliers d’années. Ils pensent qu’il a été formé suite à l’impact d’une météorite de fer.

La météorite à l’origine du Kamil Crator avait une largeur d’environ 1,3 mètre, pour une masse de 5 à 10 tonnes, selon les scientifiques. Il a frappé la Terre à environ 3,5 km par seconde, ce qui a provoqué la vaporisation de la plupart de son matériau. Sur le site du cratère, les scientifiques ont pu localiser plus de 5 000 pièces de météorite de fer, pesant 1,7 tonne au total. L’impact aurait eu lieu il y a au moins 5 000 ans.

5. Un ancien piège à poissons, Royaume-Uni

Terminons avec cette autre découverte scientifique faite grâce à Google Maps, celle du plus ancien piège de pêche de Grande-Bretagne.

Le piège qui se trouve dans l’estuaire de la rivière Teifi, au large des côtes du Pays de Galles, a d’abord été repéré par un avion qui survolait la zone et qui a aperçu une étrange silhouette sous-marine. Des archéologues ont ensuite été appelés pour examiner la région à l’aide de Google Earth. Ils ont découvert qu’une énorme forme en V était clairement visible sur les images satellites. Ce piège de pêche très ancien a vraisemblablement été construit il y a 1 000 ans, à l’aide de gros rochers placés sur le lit de la rivière Teifi.

Des plongeurs ont été envoyés pour examiner le site et ils ont pu constater que le piège fait environ un mètre de large et dépasse d’environ 30 cm au-dessus du sable sous-marin. Sans doute qu’il a permis à ceux qui l’ont construit d’attraper un grand nombre de poissons au fil des ans.

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