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5 employés d’Ubisoft devant la justice pour délit d’initié

Cinq employés du premier éditeur français de jeux vidéo, ont dû répondre devant la commission des sanctions de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) de délits d’initiés. Ces derniers sont accusés d’avoir usé d’informations propres à l’entreprise pour prendre l’avantage en bourse – notamment en 2013 – en revendant leurs actions juste avant l’annonce du report de Watch Dogs (premier du nom) à mai 2014.

Les sanctions encourues par les cinq salariés (dont certains sont cadres au sein de la société) se chiffrent en centaines de milliers d’euros, et l’affaire n’est clairement pas en faveur d’Ubisoft qui lutte toujours contre la montée en puissance de Vivendi dans son capital.

5 salariés d’Ubisoft sont accusés d’avoir usé d’informations propres à l’entreprise pour prendre l’avantage en bourse

Il s’agit sans aucun doute d’une publicité dont l’éditeur se serait bien passé, dans ce contexte délicat où – en plus de devoir combattre les velléités du groupe de Vincent Bolloré – la compagnie doit continuer à proposer des jeux qui répondent aux attentes croissantes d’un public parfois blasé par ses productions.

Cinq salariés pointés du doigt par les gendarmes de la finance

Ce sont en effet pas moins de cinq employés de la société qui ont été impliqués dans cette affaire de délit d’initié. Cinq personnes, dont Yanis Mallat, PDG de la branche montréalaise d’Ubisoft.

Ces salariés sont accusés d’avoir profité de leur position au sein de l’entreprise – et des informations auxquelles ils avaient accès – pour bénéficier d’un avantage en bourse en revendant leurs actions personnelles juste avant l’annonce du report de deux jeux d’envergure : Watch Dogs et The Crew.

Des agissements qui n’ont pas échappé à l’AMF, et c’est trois ans après les faits que les gendarmes de la finance ont décidé de sévir ; et qui plus est de manière sévère.

700.000 euros d’amende pour le PDG d’Ubisoft Montréal

Après avoir chiffré ce qu’auraient gagné les différents acteurs de cette affaire en revendant leurs actions, l’AMF a fait preuve de sévérité à l’encontre des cinq accusés.

Le PDG d’Ubisoft Montréal écope ainsi d’une amende de 700.000 euros (pour s’être enrichi de 174.000 € en 2013).

Pour les autres, les sommes demandées sont également élevées. On pensera notamment à l’ancienne directrice générale d’Ubisoft en charge de la production internationale, qui devra pour sa part s’acquitter de 200.000 euros (pour 58.000 gagnés il y a 3 ans).

Une décision de justice à laquelle les intéressés ont décidé de faire appel en invoquant un non-respect du droit canadien de la part de l’AMF (autorité française). Reste à voir si cette action leur permettra d’obtenir gain de cause.

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