Chez Google, on a des idées mais, plus rare, on a aussi un cerveau. Deux qualités inestimables qui ont permis à l’entreprise d’investir le web et de lui insuffler une dynamique qui le tient éveillé depuis plusieurs années déjà. Et oui, à l’époque où Google faisait ses premiers pas et n’était connu que des Geeks les plus avertis, j’aurais du acheter quelques actions. M’enfin, la vie n’est pas parfaite et on ne peut pas tout avoir.
Etrangement, à part le moteur de recherche et la boîte mail, Google Maps est l’un des services qui marchent le plus. Enfin lui, et Google Earth. Les Geeks ont craqué, les débutants ont craqué et même les seniors qui viennent tout juste d’avoir un ordinateur s’y sont mis. En même temps, qui ne voudrait pas faire le tour du monde sans avoir à quitter sa chaise ? Tout ceux qui n’ont pas les moyens de le faire en vrai, nous sommes bien d’accord.
Google fait donc rêver. Mais désormais, il va aussi nous permettre de nous cultiver en incluant le contenu de la Wikipédia à son service Maps. En un clic, vous pouvez donc vous balader dans les coins qui vous plaisent et accéder aux articles de la célèbre encyclopédie en ligne. C’est très appréciable et cela permet de se renseigner rapidement sur les villes et les monuments de son choix.
Et de la même manière, Google a désormais décidé d’offrir l’API de son GeoSearch à l’ensemble de la communauté. Tous les développeurs utilisant Google Maps pourront donc aller directement piocher dans la base de données de Google. Une manière d’enrichir efficacement ses projets web et de leur donner un peu plus de substance.
Evidemment, ces nouvelles font rêver. Si d’autres services web s’y mettaient, on pourrait très facilement accéder par Google Maps à un tas d’informations sur sa région. Les coins à voir, les monuments classés, les bars branchés, les hotspots WiFi et tout ça centralisé au sein d’une seule et même application. La géolocalisation grandeur nature comme on ne l’a jamais rêvé.
Cela dit, malgré tous les aspects positifs de la chose, une inquiétude sournoise s’empare de moi. Est-il prudent qu’une seule et même société prenne autant d’ampleur ? Qu’elle accède à autant d’informations ? Qu’elle soit capable ensuite de retracer notre parcours, de connaître nos goûts, nos passions et tout ce que nous sommes ?
Beaucoup de questions restent en suspens et une certaine vigilance est de rigueur. Cela dit, pouvoir accéder aux richesses encyclopédiques de la Wikipédia en passant par son Google Maps, c’est vraiment excellent.
KwiWaa
le 15 mai 2008
Juste un petit "commentaire" d’un lecteur habitué à la lecture de la FredZone (depuis 6 mois ^^). Toutes mes félicitations pour ce blog au contenu plus qu’intéressant !
C’est vrai que le monopole, c’est pas l’idéal du tout... Enfin là c’est un sacré monopole, ça ne concerne pas un seul domaine ^^ Alors après, nos données personnelles, nos préférences de navigation, etc... Compte-ils vraiment en faire quelque chose un jour ? Qui vivra verra !
Big Brother is Watching You
(Je me suis toujours dit que je devrais franchir le pas pour poster un commentaire ici, voila c’est fait :) )
Fred
le 15 mai 2008
Six mois que tu me suis et tu attends tout ce temps pour laisser un message, ah ça me brise le coeur, tiens... ^^
Un monopole est inquiétant, ainsi que la conservation de toutes nos données personnelles mais le pire reste sans doute que nous n’aurons pas le choix si nous désirons passer au web sémantique.
La solution, ce serait une API mondiale, universelle et surtout Open Source. Quelque chose qui n’appartient ni à une société, ni à un gouvernement mais au plus grand nombre.
En tout cas, merci pour tous tes compliments. Sans toi, sans vous tous, ce ne serait vraiment plus pareil :)
nikogaug
le 15 mai 2008
Google gagne de l’argent en faisant de la pub. Donc je suppose que ce service, qui permet de voir les infos de Wikipedia sur Google Maps leur rapporte de l’argent aussi non ? dans ces cas là, reversent-ils quelque chose à Wikipedia ou c’est gratos pour eux ?
Sinon je suis tout à fait d’accord avec vous, il devrait y avoir plus de transparence au niveau des données qu’ils récoltent sur notre vie privée, et je trouve très dangereux que celui qui redirige 90% des internautes soit aussi le propriétaire d’un API qui servirait à gérer notre identité numérique.
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