A la Nouvelle-Orléans, il existe des fétichistes qui se déguisent en poneys le weekend

La lassitude de la routine journalière nous pousse de temps en temps, durant nos jours de repos, à entreprendre des activités qui n’ont rien à avoir avec ce qu’on fait d’habitude. Certains aiment bien passer du bon temps au grand air avec des amis, d’autres préfèrent rester au chaud chez eux. En tout cas, les membres du groupe de fétichistes de la Nouvelle-Orléans ont leur façon bien à eux d’occuper leur temps libre.

Du lundi jusqu’au vendredi, les membres du club de poneys de Delta seraient de simples « citoyens moyens contribuables ». Mais le week-end, ils organisent des compétitions de pony-play. Durant les jeux, ces sadomasochistes d’un nouveau genre s’habillent en latex et en cuir. Ils portent également des équipements équestres pour plus de réalisme.

Pony Play

Les compétitions sont essentiellement des épreuves de saut d’obstacles insolites. Les membres du club se réunissent deux fois par an pour vivre leurs fantaisies équestres.

Comme un spectacle équestre régulier

La première rencontre de l’année a eu lieu le 3 avril. Joey Warhorse, Pony Whinn et le couple Rayne Storm et Eve Smith ont apporté des explications concernant leur sous-culture à The Wizard of Odd TV.

Joey Warhorse a elle-même fabriqué les tenues. « Ces événements sont très compétitifs – un peu comme un spectacle équestre régulier », a-t-elle souligné. « Nous nous retrouvons avec des chutes, des records brisés et beaucoup de dérapages alors que les gens tentent les sauts – la compétition devient parfois dingue », a-t-elle poursuivi.

« Nos tenues que je fabrique sont basées sur des équipements de chevaux bio ou fabriquées à partir d’équipements de chevaux qui ont été réarrangés pour s’adapter aux humains », a-t-elle précisé. « Cela peut devenir très coûteux, alors les gens sont très fiers des tenues qu’ils ont mises ensemble. »

La liberté d’être bizarre

Pour sa part, Pony Whinn serait plus libre et sauvage quand elle joue.  « J’apprécie de donner un coup de pied dans le chariot et de donner à mon coureur un moment très difficile, alors ils doivent essayer de nous faire obéir », a-t-elle souligné. « Je suis libre, je cours, je galope, je saute, je narine – et j’ai les égratignures »,

Eve Smith a précisé « qu’une fois qu’ils [les compétiteurs] ont mis du matériel, ils se transforment en chevaux ».

«Nous sommes des citoyens normaux, honnêtes, à la vanille, du lundi au vendredi, alors aller à l’extérieur et prétendre être autre chose pour le week-end, c’est très amusant », a-t-il affirmé. « Il s’agit d’exprimer votre personnalité intérieure. »

« Quand vous avez la chance de venir ici et de profiter de ce que vous faites, tout en étant entouré d’autres personnes faisant la même chose, cela vous donne la liberté d’être bizarre », a-t-il ajouté.