A la recherche de LUCA, le plus ancien ancêtre commun

L’origine des êtres vivants est une question qui divise l’humanité depuis bien longtemps. L’une des sciences qui essaient de répondre à cette question est la phylogénie, qui étudie les relations de parenté entre êtres vivants.

Le but étant de remonter jusqu’à notre plus ancien ancêtre commun. Et d’après les progrès réalisés dans le domaine de la phylogénie au cours des 20 dernières années, tous les êtres vivants sur Terre auraient pour ancêtre commun LUCA.

LUCA le « dernier ancêtre commun universel »

LUCA signifie « Last Universal Common Ancestor », soit en français « dernier ancêtre commun universel ».

Il est considéré comme le dernier ancêtre commun aux trois lignées cellulaires (eucaryotes, bactéries et archées) qui seraient à la base de toutes les espèces vivant actuellement sur Terre. LUCA est un microbe qui aurait existé il y a environ 4 milliards d’années. Les scientifiques de la phylogénie pensent qu’il menait un style de vie un peu « extraterrestre ».

Il ne respirait pas l’air et vivait caché dans les profondeurs des sources hydrothermales riches en fer et en soufre. En plus il fabriquait sa propre nourriture à partir de son environnement.

Jusqu’à présent, l’arbre phylogénétique (arbre généalogique de l’ensemble des êtres vivants) était constitué de trois branches principales (eucaryotes, bactéries et archées), avec LUCA à la base. Désormais, on pense que les eucaryotes descendent des bactéries et des archées. L’hypothèse de cet « arbre à deux branches » avait été émise pour la première fois en 1984 par un biologiste de l’évolution de l’UCLA (Université de Californie à Los Angeles), du nom de Jim Lake. Mais c’est seulement au cours de la dernière décennie qu’elle a été vraiment considérée, grâce surtout aux travaux du biologiste de l’évolution moléculaire, Martin Embley de l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et le biologiste de l’évolution William Martin de l’université Heinrich Heine de Düsseldorf, en Allemagne.

LUCA un moyen d’étudier la vie extraterrestre ?

En 2016, William Martin et six de ses collègues de Düsseldorf ont publié un rapport dans la revue Nature Microbiology qui décrit cette nouvelle perspective de LUCA et de l’arbre phylogénétique à deux branches. En apprenant davantage sur l’origine de la vie et sur LUCA, les scientifiques de la phylogénie espèrent non seulement pouvoir expliquer la présence de la vie sur Terre, et peut-être aussi celle de la vie sur d’autres planètes.

Mots-clés biologiegénétique