A Lyon, un homme a été interpellé après avoir menacé de tuer des gens sur Periscope

Periscope a souvent été mêlé à des affaires glauques depuis sa création et la situation ne semble pas vouloir s’améliorer. Preuve en est, à Lyon, un homme a été interpellé après avoir publié sur la plateforme une vidéo dans laquelle il menaçait de tuer des gens.

L’affaire remonte à vendredi dernier. Un homme de vingt-sept ans connu des services de police a publié sur Periscope une vidéo dans laquelle il annonçait vouloir tuer des personnes de confession musulmane pour se venger d’une persécution.

Prison Periscope

La retransmission n’est pas passée inaperçue et elle a été massivement relayée dans les heures suivant sa publication.

Il a menacé de tuer des gens sur Periscope

Alertée par l’extrême virulence des propos de l’homme, une femme vivant à Haumont dans le Nord a immédiatement pris son téléphone pour prévenir les forces de l’ordre. Elle craignait en effet que le forcené finisse par mettre ses menaces à exécution.

Les autorités ont immédiatement sonné l’alerte. L’enquête a révélé que l’homme n’en était pas à son premier méfait. Il avait en effet été condamné à une reprise par le passé pour des faits similaires et après avoir menacé de s’en prendre à la grande mosquée de Lyon.

La police lyonnaise a immédiatement envoyé des agents à son domicile.

Le Villeurbannais n’a pas opposé la moindre résistance et il a été immédiatement placé en garde à vue. Durant l’interrogatoire, l’homme a reconnu les faits tout en précisant que ses propos étaient motivés par un besoin de vengeance.

Internet n’est pas une zone de non-droit

Les enquêteurs n’ont visiblement pas été sensibles à ses arguments. L’homme a en effet été présenté samedi au parquet et il est passé en comparution immédiate lundi.

Pour le moment, nous n’avons pas plus de détails.

Encore une fois, cette histoire prouve que les propos tenus sur les réseaux sociaux ont une véritable portée sur le plan judiciaire.

Contrairement à ce que semblent penser beaucoup de gens, Internet n’est pas une zone de non-droit. Nous en avons eu encore l’exemple en août lorsqu’un internaute a été condamné à trois mois de prison pour avoir liké une photo liée à Daech sur Facebook. L’image montrait un membre du groupuscule terroriste brandissant la tête d’une femme décapitée.

Jean-Baptiste Bougerol, le substitut du procureur, avait à l’époque indiqué que cette contribution prouvait que l’internaute adhérait aux idées du groupe terroriste.

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