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A quoi pourraient bien ressembler les extra-terrestres ?

Les extra-terrestres déchainent les passions depuis des décennies maintenant et s’ils font régulièrement des incursions dans les studios hollywoodiens, ils ont aussi de temps en temps droit à des études plus sérieuses. La dernière en date est signée par un professeur de paléontologie évolutive et elle se focalise sur leur aspect.

Matthew Wills travaille depuis plusieurs années pour l’Université de Bath et plus précisément pour son département de biologie évolutive.

Alien

Il y a peu de chances que les extra-terrestres nous ressemblent.

Après avoir décroché son doctorat en 1994 à l’Université de Bristol, il a aussi travaillé pendant plusieurs années pour le Oxford University Museum, comme conservateur adjoint.

Si les extra-terrestres existent, il y a peu de chances qu’ils nous ressemblent

Matthew se passionne pour beaucoup de choses, et notamment pour les fossiles. Il en a utilisé des centaines durant sa carrière et c’est ce qui lui a donné goût à la paléontologie. De fil en aiguille, il en est venu à s’intéresser à l’évolution des arthropodes et il a signé de nombreux articles dans plusieurs magazines scientifiques.

Mais notre ami a aussi toujours eu un peu la tête dans les étoiles. Comme beaucoup d’autres personnes sur la planète, il se demande depuis longtemps si les extra-terrestres existent et à quoi ils pourraient bien ressembler.

C’est précisément ce qui l’a poussé à se lancer dans une réflexion un peu plus poussée sur le sujet, une réflexion qui a débouché sur la publication d’un article.

La première chose à noter, c’est qu’il est totalement impossible de savoir à quelle étape d’évolution se trouvent les exoplanètes repérées par nos instruments. Cela vaut aussi pour Proxima b, naturellement. Dans les faits, elles ont très pu s’arrêter à l’étape des organismes unicellulaires.

Maintenant, parmi toutes les galaxies de tous les systèmes formant l’univers, il doit sans doute y avoir des planètes sur lesquelles la vie multicellulaire s’est développée. Si c’est le cas, alors les créatures qui vivent sur ces planètes ont nécessairement du développer certains attributs pour survivre et pour pouvoir trouver de la nourriture.

L’évolution n’a pas encore révélé tous ses secrets

Elles doivent donc être capables de se déplacer dans plusieurs directions différentes et leur corps doit fatalement avoir un début et une fin. Il y a aussi des chances qu’elles soient pourvues d’une bouche afin de pouvoir se nourrir de leurs proies. Tout dépendra cependant de leur environnement. La vie ne se développerait pas de la même manière sur une planète constituée uniquement d’océans que sur une planète abritant des continents.

Matthew pense aussi que ces créatures ne ressembleront pas à des insectes gigantesques, comme on peut le voir dans certains films. Pourquoi ? Tout simplement parce que leur carapace en chitine les limiterait beaucoup trop et elle freinerait notamment leur croissance. Il leur faudrait en effet changer constamment de peau.

En revanche et selon toute vraisemblance, elles devraient au moins être pourvues d’un cerveau et d’un système nerveux afin de pouvoir se mouvoir et prendre des décisions.

Pourraient-ils avoir une forme humanoïde ? C’est peu probable en réalité. Certaines parties de notre organisme se sont formées sans raison aucune et il serait surprenant qu’une autre espèce évolue de la même manière.

Matthew explique d’ailleurs que tout le problème est là. A l’heure actuelle, il est presque impossible de faire la distinction entre les évolutions accidentelles et celles requises par notre environnement. Du moins pour le moment car la biologie évolutionniste nous permettra peut-être à terme de mieux comprendre la manière dont les espèces animales présentes sur cette planète ont évolué.

Fred

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