Abell 2626 : les étranges signaux détectés ont trouvé une explication

Abell 2626 est un amas galactique situé à environ sept cents millions d’années-lumière de notre planète. Il fascine les astrophysiciens depuis plusieurs années en raison des signaux détectés dans la zone. L’anomalie a fait l’objet d’une étude poussée de la part d’une équipe internationale.

Les amas galactiques désignent des galaxies associées entre elles par la force de la gravitation. Ils ont tous des formes différentes et ils peuvent parfois regrouper plusieurs milliers de galaxies.

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Ces amas ont généralement plusieurs milliards d’années et il leur arrive parfois de s’associer pour former des superamas.

Abell 2626, un amas galactique empreint de mystère

Étrangement, toutes les régions de l’Univers ne sont pas fournies en amas et il existe ainsi de nombreuses zones vides entre les amas connus. Toutefois, la plupart des galaxies font partie d’un amas. Ce n’est pas le cas de la nôtre en revanche. En réalité, la Voie lactée fait partie pour sa part d’un groupe composé d’une centaine de galaxies seulement.

Les amas ne se composent cependant pas uniquement de galaxies et ils contiennent également du gaz à la fois ténu et chaud, un gaz capable d’émettre des rayons X.

Par le passé, de nombreuses études ont été menées afin de nous aider à mieux comprendre le processus de formation des amas et leur nature.

En 2005, des astrophysiciens américains ont observé pendant plusieurs mois l’amas galactique Abell 2626 et ils ont alors eu la surprise de détecter des signaux en provenance de cette zone. Plus étrange, les signaux en question se présentaient sous la forme de structures symétriques en forme d’arcs et ils étaient observés dans le spectre radio.

Plusieurs hypothèses ont été formulées à l’époque pour tenter d’expliquer la présence de ces signaux, mais une nouvelle équipe internationale a décidé de se pencher sérieusement sur la question en s’appuyant sur le télescope spatial Chandra.

Des signaux provoqués par des turbulences intergalactiques ?

Lancé à la fin des années 90, Chandra a été élaboré par la NASA et il vient se ranger dans la catégorie des télescopes spatiaux à rayons X. Il est même l’un des appareils les plus performants de sa catégorie avec le XMM-Newton. C’est d’ailleurs cet appareil qui avait été utilisé à l’époque pour analyser l’amas galactique.

En étudiant les données capturées par le télescope, l’équipe a découvert que ces signaux étaient en réalité produits par une turbulence intergalactique située dans le centre de l’amas, une turbulence provoquée par des rejets de matières chaudes et froides des galaxies voisines.

D’après eux, les émissions radio relevées par la précédente équipe pourraient ainsi résulter de la collision du gaz thermal avec le plasma du noyau actif galactique. Leurs résultats préliminaires ont été publiés sur la revue Arxiv à cette adresse.

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