Affaire Huawei : retournement de situation pour les Etats-Unis et le Canada

La Chine et Huawei ont décidé de mettre la pression sur les États-Unis et le Canada le lundi 4 mars 2019. En effet, la Chine a accusé un citoyen canadien, du nom de Michael Kovrig, un détenu, de lui avoir volé des secrets d’État et de l’avoir divulgué à un autre prisonnier canadien, nommé Michael Spavor, un homme d’affaires, dans le but d’intensifier la tension entre la Chine et le Canada.

De son côté, Huawei a aussi décidé d’intenter une action en justice contre les États-Unis à cause d’une loi visant à limiter son accès au marché des télécommunications.

C’est le dernier événement en date au sujet du différend opposant le premier fabricant mondial d’équipement de télécommunications Huawei au gouvernement américain. Pour rappel, les États-Unis ont accusé l’entreprise chinoise d’utiliser ses équipements réseau pour faire de l’espionnage au profit de la Chine et ont appelé les gouvernements du monde entier à bannir les équipements réseau de Huawei et, plus précisément, sa technologie 5G.

La Chine affirme que deux Canadiens lui ont volé des secrets d’État

En fait, Spavor aurait également entretenu des liens avec la Corée du Nord et aurait même prévu de susciter l’intérêt des autres gouvernements afin qu’ils investissent dans des projets économiques en Corée du Nord.

Sauf que Koyrig et lui-même ont été interpellés en décembre 2018 peu après que la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, ait aussi été arrêtée au Canada. Cette responsable de Huawei fait actuellement l’objet d’une demande d’extradition aux États-Unis pour être jugée.

La Commission des affaires politiques et juridiques de la Chine atteste que M. Kovrig était souvent allé en Chine avec un passeport ordinaire et avait prétexté des voyages d’affaires alors qu’il aurait, en réalité, volé et espionné les informations sensibles de la Chine par le biais d’un informateur résidant en Chine.

Huawei prévoit également de poursuivre les États-Unis en justice

Face à ces accusations, le Premier ministre canadien Justin Trudeau s’est déclaré « très préoccupé  par la position adoptée par la Chine ». Malgré tout, il a aussi déclaré que le gouvernement canadien s’est engagé à défendre les deux Canadiens arrêtés arbitrairement par la Chine.

De son côté, Huawei prévoit également d’annoncer publiquement le jeudi 7 mars 2019 qu’il intente une action en justice contre les États-Unis à cause d’un projet de loi qui pourrait grandement nuire aux activités commerciales de Huawei.