Airbus s’intéresse au monde du jeu vidéo

La société Airbus a annoncé lundi qu’elle allait s’investir dans le monde du jeu vidéo par le biais d’un label « produit officiellement autorisé par Airbus » destiné aux simulateurs de vols. De quoi approuver les créations des développeurs, voire créer des partenariats inédits. Une bonne nouvelle pour la simulation aérienne, et un signe important de l’intérêt porté par le constructeur pour ce type de jeu.

C’est peut-être le premier pas de l’avionneur européen vers un simulateur de vol complet estampillé Airbus.

Cette démarche de la part du célèbre constructeur vise à encourager le développement et à assurer l’aura de la marque. Elle gardera un oeil sur le marché du jeu vidéo et se rapprochera des développeurs pour leur permettre, après accord, d’afficher « autorisé par Airbus ». Ce label est donc synonyme de plus-value intéressante pour le produit.

Un investissement inédit

Le marché des simulateurs de vols est contrôlé par trois acteurs majeurs et historiques : Flight Simulator, X-Plane et Prepar3D. Des jeux pas toujours récents qui ont gagné leur notoriété grâce aux millions d’add-ons qui permettent de les compléter.

Avions, scènes, réalisme global… tout est disponible.

Flight Simulator X est sorti en 2006. Déjà plus de dix ans que la licence est reine sur le marché. Microsoft avait sorti un nouveau simulateur en 2012, appelé simplement Microsoft Flight, mais ce fut un flop total et Microsoft a abandonné le projet dans la foulée. C’est donc toujours le bon vieux Flight Simulator X qui assure le plaisir de millions de joueurs.

Ce type de jeu a une contrainte importante : une puissance énorme est requise pour jouer avec un niveau de graphismes élevé et des logiciels supplémentaires activés, comme REX, qui améliore grandement l’expérience visuelle. Cela se ressent moins aujourd’hui du fait de la puissance démocratisée et de l’âge de ces jeux, mais à l’époque, il fallait une machine très haut de gamme pour espérer y jouer décemment.

Un simulateur maison à venir ?

Airbus va-t-elle nous annoncer prochainement son simulateur maison ? Pourquoi pas, et cela donnerait l’impulsion à son concurrent Boeing. En attendant, la société s’intéresse aux développeurs indépendants, et c’est étonnant qu’il ait fallu attendre 2017 pour voir ce type de démarche apparaître. On ne sait pas encore ce que cela laisse présager pour l’avenir, et l’on imagine les accords commerciaux sous-jacents qui découlent suite à l’instauration de ce type de label.

De nombreux développeurs proposent déjà des avions Airbus – gratuits et payants – en téléchargement, tous plus réalistes les uns que les autres.

Nous verrons au cours de l’année l’évolution des choses et l’apparition de ce fameux label auprès de quelques développeurs titulaires. Peut-être est-ce (enfin) le signe d’un vent de fraîcheur sur la simulation aéronautique.

À quand un Ship Simulator digne de ce nom et à la hauteur de ses acolytes aériens ?