Alliance Karamba – Vedecom Tech dans la voiture autonome

L’univers de l’automobile va bientôt connaitre un revirement inattendu. Ce lundi 19 juin, la société automobile israélienne Karamba Security et le spécialiste européen de la mobilité Vedecom ont officialisé leur alliance. Ces deux géants souhaitent en effet travailler ensemble dans le développement de véhicules entièrement autonomes. Les premiers essais des modèles qu’ils mettront au point auront lieu au cours de l’année 2018.

Dans un communiqué, les deux groupes ont tenu à préciser que « Leur collaboration se concentrera sur la conception des premiers véhicules sécurisés contre les récurrentes attaques informatiques et lancés à des fins commerciales. » Ces voitures seront disponibles dans certaines villes européennes dès le début 2018.

Voiture autonome

Selon Vedecom, ce sont la France, Italie, Allemagne, Pays-Bas et Portugal qui auront la chance de tester en premier les véhicules.

Des responsabilités partagées

Dans le développement de leurs véhicules full autonomes, Karamba et Vedecom Tech auront chacun un rôle particulier. La société de sécurité automobile israélienne, Karamba Security, sera chargée d’assurer la protection des voitures contre les éventuelles cyberattaques.

Pour ce faire, elle s’emploiera dans la mise au point d’un système qui permettra d’intercepter les piratages informatiques lors de communications externes ou par le biais de l’électronique embarquée.

Vedecom Tech assurera la commercialisation des véhicules. Il s’agit d’une entité commerciale de Vedecom Public Foundation, un groupe consacré à la promotion du véhicule autonome et à la mobilité. Parmi ses membres, il y a l’équipementier Valeo, Renault et Peugeot.

Primeur aux villes européennes

Selon les explications de Reuters, David Barzilai, Président exécutif de Karamba, les premiers véhicules que le groupe concevra avec Vedecom Tech seront déployés à Versailles. Ils rouleront exclusivement sur des voies spécialement aménagées pour assurer le transport des touristes avec un fonctionnement limité sur une « courte distance », soit sept kilomètres environ.

Les autres villes européennes verront les unes après les autres ces voitures sur leur marché, mais il faudra attendre jusqu’à 2021, au plus tôt, avant qu’ils soient disponibles en masse.

Les constructeurs automobiles laissent déjà entendre que certaines versions véhicules seront dotées d’un système semi-autonome d’aide à la conduite à l’instar d’Autopilot de Tesla. Le pari est assez risqué parce que d’ici là, d’autres marques auront le temps de s’implanter sur le vieux continent.