Amazon Echo de nouveau mêlé à une affaire de meurtre

Les enceintes intelligentes ont le vent en poupe en ce moment. Il n’est plus rare en effet de trouver dans nos maisons un Apple HomePod, un Google Home ou un Amazon Echo. Mais en plus d’être des assistants intelligents à domicile, ces appareils pourraient aussi très bien devenir des témoins silencieux de nos crimes.

Figurez-vous qu’un juge du North Hampshire a en effet décidé d’utiliser l’Amazon Echo comme témoin dans le cadre d’un double meurtre.

Test Amazon Echo : image 4

L’Amazon Echo témoin crucial d’un crime atroce

La triste affaire remonte au 29 janvier 2017, lorsque deux femmes ont été retrouvées assassinées au domicile de l’une d’elles à Farmington, dans le New Hampshire. Christine Sullivan, 48 ans, et Jenna Pellegrini, 32 ans, avaient été poignardés à plusieurs reprises, puis abandonnées sous une bâche dans la cour du domicile de Sullivan.

Le principal suspect dans l’affaire est le petit ami de Sullivan, Timothy Verrill, âgé de 34 ans. Il est accusé de double meurtre au premier degré, une accusation qu’il a contestée en plaidant non coupable. C’est là que l’Amazon Echo entre en jeu, car les autorités pensent que l’appareil qui se trouvait au domicile de Sullivan renferme des preuves suffisamment solides pour condamner Verrill.

La cour a ainsi ordonné à Amazon de fournir les enregistrements qui ont pu être stockés dans l’enceinte intelligente. A vrai dire, les autorités ignorent si l’enceinte a vraiment enregistré des preuves du crime, aucun appel 911 n’ayant été lancé à partir de l’appareil. Toutefois, ils partent du principe qu’Alexa est facile à déclencher, et une fois que c’est fait, l’assistant enregistre ce que dit l’utilisateur et le transmet aux serveurs d’Amazon pour qu’il soit traité.

La confidentialité des utilisateurs à nouveau à l’ordre du jour

Si les autorités espèrent résoudre le double meurtre à l’aide des données enregistrées par Amazon Echo, cela soulève bien entendu la question de la confidentialité et du respect de la vie privée des personnes qui utilisent ces enceintes intelligentes. Google, Amazon et Apple promettent de chiffrer les mots qui sont transmis à leurs serveurs et de les traiter avec précaution, dans le strict respect de la vie privée de leurs utilisateurs.

Alors révéler les conversations enregistrées par Alexa dans le cadre de ce procès pourrait sérieusement compromettre la confiance que placent les utilisateurs en Amazon. Mais vu qu’il s’agit d’un ordre de la justice, on ne sait pas comment va réagir le géant américain.

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