Android vous suit à la trace, même lorsque la localisation est désactivée

Android se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une vive polémique. Une enquête menée par le site Quartz a en effet révélé que le système avait la fâcheuse tendance à collecter des informations sur la position de nos smartphones, et ce même lorsque la géolocalisation a été désactivée. Google a reconnu les faits… tout en les minimisant.

Android est à l’heure actuelle la plateforme la plus utilisée au monde. Comme l’a révélé la dernière étude publiée par Kantar, la solution détient en effet 80,5 % de part de marché en France, soit environ quatre points de plus par rapport à l’année passée.

Android

En dépit de sa popularité, la plateforme a été souvent critiquée pour sa manière de gérer les données privées. Cette nouvelle étude devrait beaucoup intéresser ses détracteurs.

Android est un peu trop curieux

Android propose de nombreux réglages avancés afin de permettre à l’utilisateur de personnaliser l’expérience. Ce dernier a notamment la possibilité d’activer ou de désactiver la localisation à sa convenance. Lorsque l’option est désactivée, le terminal est logiquement censé ne plus partager la position du téléphone avec les applications installées dessus.

Du moins en théorie. En pratique, il semblerait que ce ne soit pas aussi simple et c’est précisément ce que révèle l’étude menée par Quartz.

En analysant finalement plusieurs téléphones, nos confrères ont en effet remarqué que les téléphones sous Android avaient la fâcheuse tendance à amasser une quantité importante de données sur les tours cellulaires situées à leur proximité. Pour ne rien arranger, ces fameuses données ne sont pas conservées sur le terminal et elles sont ainsi transmises à la firme de Mountain View à l’insu de l’utilisateur.

Google a confirmé l’information de son côté, tout en minimisant le souci. D’après l’entreprise, la collecte aurait en effet commencé en début d’année et elle n’aurait pas pour but d’espionner l’utilisateur.

La collecte des données sera désactivée à la fin du mois de novembre

En réalité, la plateforme collecterait les codes d’identification cellulaires dans le seul et unique but d’améliorer « la rapidité » et « le rendement » de la transmission des messages.

Seul problème, les utilisateurs n’ont pas la possibilité de désactiver la collecte et la transmission de ces informations. Pour ne rien arranger, ces données peuvent aussi être potentiellement utilisées pour calculer sa position géographique et suivre ainsi tous ses déplacements.

Qwartz a poussé l’enquête un peu plus loin et le site a alors fait une autre découverte tout aussi problématique. Les appareils n’ont pas besoin d’être configurés avec une carte SIM pour collecter ces données.

Google a visiblement conscience des enjeux puisque la firme a annoncé la désactivation prochaine de cette fonction. Android cessera ainsi de collecter ces données à la fin du mois de novembre.