App Store : Google et Apple accusés d’être des collecteurs d’impôts

De plus en plus d’entreprises critiquent la taxe trop élevée que prélèvent Apple et Google sur leurs boutiques d’applications. Les fabricants de jeux vidéo Valve Corp, Epic Games et Netflix figurent notamment dans la liste des sociétés qui se plaignent du coût des péages facturés par les géants IT.

Il n’est pas rare que des entreprises tentent de contourner ces boutiques d’applications pour attirer des clients directement sur le web ou conclure des partenariats avec d’autres sociétés. Seulement, seuls les services en ligne jouissant d’une grande popularité peuvent prendre ce risque.

Les autres concepteurs d’applications et de jeux sont obligés de passer par la case App Store pour faire connaître leur création aux consommateurs.

Jusqu’à 30% de l’argent destiné aux développeurs

Google et Apple ont lancé leur App Store en 2008 et ils sont rapidement devenus des plateformes incontournables. Durant la dernière décennie, ces entreprises se sont vantées de la contribution qu’elles apportaient à la création d’une économie d’applications qui a déjà atteint 82 milliards de dollars en 2017.

Ces dernières années, les smartphones et les applications sont devenus indispensables pour atteindre les consommateurs. Apple et Google ont commencé à être critiqués de trop taxer les créateurs en prenant jusqu’à 30% de l’argent versé par les consommateurs aux développeurs.

Des moyens de contourner la supercherie

Selon Alex-Austin, cofondateur de la société de téléphonie mobile Branch, ces entreprises sont très agressives lorsqu’il s’agit de s’assurer qu’aucun développeur ne tente de contourner leur facturation. Pourtant, nombreux sont les développeurs qui veulent se soustraire de l’emprise de Google et d’Apple.

Netflix a déclaré le 21 août 2018 qu’il testait déjà un moyen de contourner les abonnements Apple intégrés en redirigeant directement les utilisateurs sur son site web. Du côté de Google, une mesure antitrust imposée par l’Union européenne lui interdit désormais d’intégrer directement son App Store dans les téléphones Android fabriqués en Europe.

Néanmoins, Apple et Google se défendent de ces critiques en arguant de leur capacité à distribuer largement les applications, à détecter et bloquer les fausses applications et les logiciels malveillants et à faciliter le processus d’inscription et d’échange entre les développeurs et les consommateurs.

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