Après 4 ans de bataille juridique ZeniMax et Oculus trouvent un terrain d’entente

Il aura fallu plus de 4 ans de bataille judiciaire, de plaidoiries enflammées et de négociations acharnées pour que ZeniMax et Oculus trouvent enfin une solution à l’amiable au différent qui les opposait depuis 2014. Cette solution prend la forme d’un accord financier dont les termes précis n’ont pas été dévoilés. Il permet néanmoins à ZeniMax d’abandonner ses poursuites à l’encontre de la filiale de Facebook, accusée d’avoir volé à la holding (propriétaire de Bethesda) des technologies ayant conduit à la création de l’Oculus Rift, le célèbre casque de réalité virtuelle de la marque fondée par Palmer Luckey et Brendan Iribe (qui annonçait récemment son départ du groupe Facebook… pour des raisons plus ou moins opaques).

Dans les faits, le litige qui opposait ZeniMax Media à Oculus remonte à 2013, date à laquelle John Carmack (une des anciennes têtes pensantes de Bethesda) quittait le giron de la firme pour rejoindre la jeune start-up spécialisée dans la réalité virtuelle et y coiffer la casquette de directeur technique.

Le feuilleton judiciaire opposant Zenimax et Oculus va pouvoir prendre fin, les deux firmes ayant trouvé un terrain d’entente (financier) après moult rebondissements.

Seulement problème, en aidant à la finalisation de l’Oculus Rift (alors en chantier depuis quelques années déjà), John Carmack s’était appuyé sur des codes et travaux mis au point à l’époque où il était toujours employé de Bethesda… et donc de ZeniMax. Il n’en fallait pas plus pour que la firme monte au créneau et traîne Oculus en justice pour vol de secrets industriels. Un argument qui avait su convaincre cour fédérale de Dallas.

Oculus précédemment condamné à verser 500 millions de dollars de dommages et intérêts à ZeniMax

En février 2017, ZeniMax avait ainsi obtenu gain de cause. On apprenait ainsi qu’Oculus devrait s’acquitter d’un montant de 500 millions de dollars de dommages et intérêts. Un montant réduit de moitié en juin dernier par un autre juge, mais toujours auprès de la cour fédérale de Dallas (Texas). Plus tôt, ZeniMax avait par ailleurs saisi de nouveau la justice pour tenter de bloquer la commercialisation de l’Oculus Rift, sans succès.

Aujourd’hui, les deux partis se disent « satisfaits » de l’accord trouvé cette semaine. Il devrait permettre aux deux compagnies de tourner la page après presque 5 années de mésentente. « Nous sommes heureux qu’un accord ait pu être signé et sommes pleinement satisfaits par ce dénouement » a indiqué Robert Altman, le CEO de ZeniMax, dans un communiqué. « Bien que nous détestions les litiges, nous continuerons de nous défendre vigoureusement contre les violations de propriétés intellectuelles« , a-t-il ajouté. Facebook se montre pour sa part plus sobre dans ses déclarations en se contentant d’un simple « nous sommes heureux de pouvoir mettre tout cela derrière nous et de continuer à bâtir le futur de la VR« . Pour rappel, la firme annonçait dernièrement un nouveau casque de réalité virtuelle, inspiré de l’Oculus Rift, l’Oculus Quest.