ARTEMIS, le sous-marin extraterrestre, a été testé en Antarctique

La NASA travaille sur de nombreuses missions différentes et elles n’ont pas toutes uniquement trait à la planète rouge. L’agence spatiale américaine s’intéresse ainsi beaucoup à Jupiter et à Europe, un des satellites naturels situés dans son orbite.

Durant ces dernières décennies, l’agence a donc envoyé plusieurs sondes sur place afin de l’étudier. Elles ont révélé l’existence d’un vaste océan souterrain situé sous sa surface.

ARTEMIS

Bien sûr, la question qui se pose, c’est de savoir si cet océan abrite ou non une quelconque forme de vie.

Europe, un satellite pas tout à fait comme les autres

Il est malheureusement impossible de le savoir, du moins pas sans effectuer des prélèvements sur place. L’agence a donc confié à une entreprise du secteur privé – Stone Aerospace – le développement d’un sous-marin capable d’assurer cette tâche, un sous-marin totalement autonome : ARTEMIS.

L’appareil mesure un peu plus de quatre mètres de long et il pèse environ une tonne. Massif, il est capable de résister aux conditions les plus extrêmes et il n’a pas besoin d’un opérateur pour fonctionner. Il peut ainsi se déplacer seul sur plusieurs kilomètres et revenir ensuite à son point de départ sans une intervention extérieure.

En 2015, Stone Aerospace a reçu l’autorisation de mener des tests en Antarctique. L’entreprise a donc dépêché une équipe d’ingénieurs sur place, une équipe épaulée par plusieurs chercheurs de la NASA.

Les résultats de ces essais ont été présentés durant la dernière conférence de presse de l’agence. Les efforts consentis par les instigateurs du projet ont visiblement payé, car la mission a été un succès.

ARTEMIS, un sous-marin autonome extrêmement résistant

Toutefois, il reste encore beaucoup de choses à régler avant de pouvoir envoyer ce sous-marin sur Europe. Le satellite n’est pas réputé pour ses conditions climatiques faciles. La température à sa surface tourne autour des -160 °C et son océan se trouve sous une couche de glace de plusieurs kilomètres d’épaisseur. Il sera donc nécessaire de la forer pour pouvoir mettre l’appareil à l’eau.

Stone Aerospace a cependant une solution toute trouvée pour le faire. L’entreprise est effectivement en train de développer un robot autonome alimenté par un réacteur nucléaire : Spindle. Il devrait être en mesure de percer l’épaisse couche de glace d’Europe et d’atteindre ainsi son océan souterrain. Une fois en place, il n’aura plus qu’à ouvrir le compartiment du sous-marin pour le mettre à l’eau et pour prélever des échantillons.

Ces derniers ne pourront bien évidemment pas être renvoyés vers la Terre par la suite et ils devront ainsi être analysés sur place.

Il faut tout de même rappeler que la NASA et l’ESA ont décidé de travailler ensemble sur les missions liées à Europe afin de mutualiser leurs compétences, mais également les coûts inhérents à la mission.