#Bendgate : Apple était parfaitement au courant de l’ampleur du problème

L’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus avaient tout pour plaire sur le papier, mais ils se sont rapidement retrouvés au cœur d’une intense polémique lorsque leurs acheteurs ont réalisé que la structure métallique de ces appareils avait la fâcheuse tendance à se plier.

Fidèle à ses habitudes, Apple avait commencé par garder le silence. Toutefois, face à la surmédiatisation de l’affaire, l’entreprise n’a pas eu le choix et elle a ainsi été obligée de publier un communiqué.

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À l’époque, l’entreprise avait indiqué que le problème touchait peu d’appareils et que seuls neuf cas avaient été recensés par ses services.

L’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus ressortent du placard

La firme n’a cependant pas dit toute la vérité, du moins pas si l’on en croit les documents judiciaires rendus publics cette semaine, des documents en provenance directe des bureaux de la juge Lucy Koh.

D’après ces documents, Apple avait ainsi parfaitement conscience de l’ampleur du problème et l’entreprise savait ainsi que ses nouveaux téléphones étaient bien plus fragiles que les modèles précédents.

L’entreprise avait effectivement fait passer plusieurs tests à ses appareils et ces derniers avaient révélé que l’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus avaient respectivement 3,3 et 7,2 fois plus de chances de se plier que l’iPhone 5s.

Ce n’est pas fini. L’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus avaient également été sujets à d’autres problèmes touchant cette fois leur écran et plus précisément leur couche tactile. Dans certains cas, des barres grises apparaissaient également sur les dalles de ces appareils.

Apple était au courant des problèmes touchant ses téléphones

Encore une fois, Apple n’avait pas reconnu officiellement le problème et la firme l’avait ainsi mis sur le compte d’une mauvaise utilisation.

Or toujours selon les mêmes documents, Apple a apporté plusieurs changements à ses chaînes de production par la suite et la firme a notamment demandé à ses prestataires de rigidifier la carte mère de son téléphone en utilisant un époxyde à partir du mois de mai de l’année 2016, et donc plusieurs mois avant que le problème ne soit officiellement reconnu par ses services.

Le plus drôle, bien entendu, c’est que l’entreprise avait mis en parallèle un programme de remplacement afin de permettre aux utilisateurs touchés par ces problèmes d’obtenir un nouveau téléphone… pour la somme de 167 €.