Bermudes : un navire pirate vieux de 400 ans a été découvert

Le 17 mai 2018, des archéologues de l’East Carolina University ont annoncé dans un communiqué avoir découvert l’épave d’un navire dans les fonds marins des Bermudes. L’épave présentait la particularité de reposer sous l’eau depuis près de quatre siècles. Il a ainsi permis d’en savoir un peu plus sur l’histoire de la piraterie du XVIIe siècle.

Menée par Bradley Rodgers, professeur d’études maritimes à l’ECU, une équipe de jeunes étudiants a monté une expédition très ambitieuse dans le but d’étudier archéologiquement les restes du navire et tenter de percer des secrets qui datent d’environ 400 ans.

L’exploration du site a été organisée en collaboration avec le Musée national des Bermudes.

Un naufrage qui date de 1619

Selon les preuves récoltées et étudiées par les archéologues de l’ECU, l’épave serait probablement des restes d’une pinasse hollandaise, d’un corsaire néerlandais échoué ou encore d’un bateau pirate. Dans tous les cas, le navire aurait sombré dans l’eau après avoir été malmené par une tempête.

Il se serait alors échoué contre les rochers des Bermudes en 1619, précisément du côté du récif ouest.

Pour parvenir à des conclusions aussi précises, l’épave et sa zone de naufrage ont été archéologiquement examinées, cartographiées et enregistrées par Bradley Rodgers et son équipe. C’est ce qui leur a permis de reconnaitre les techniques de construction navale du XVIIe siècle et de conclure qu’il s’agit bel et bien d’un navire hollandais.

Selon le professeur Rodgers : « Les preuves archéologiques démontrent des traits indubitables du design nordique néerlandais, des techniques qui n’ont pas été utilisées depuis quatre siècles. »

Une origine jusqu’alors inconnue

Il faut savoir que le site de l’épave était déjà connu des habitants du coin, mais personne ne connaissait son histoire.

C’est avec passion que le groupe d’archéologues a soigneusement étudié ce qui reste du navire afin de mettre tous ses secrets à jour. Les scientifiques avaient déjà repéré l’épave en 2008, mais ce n’est qu’en 2017 que l’exploration a été possible.

Si les premiers résultats des recherches ont été très encourageants, les archéologues ont encore du pain sur la planche. Toujours selon Rodgers, il faudra encore « une vaste recherche archivistique, une analyse archéologique et un financement pour vérifier complètement la découverte.  »