Bientôt, les Smartphones vont permettre de repérer les produits périmés dans le frigo

De nos jours, beaucoup sont ceux qui ne savent pas reconnaître quand un produit est périmé… ou ne l’est pas.

En Grande-Bretagne, cette ignorance présente deux inconvénients majeurs : d’un côté, nous avons ceux qui mangent des aliments pourris et de l’autre côté, il y a ceux qui jettent des aliments encore parfaitement mangeables, soi-disant parce qu’ils sont périmés.

Poubelle

Crédits Pixabay

Des chercheurs britanniques ont décidé de développer une technologie qui se charge de repérer les aliments pourris et/ou périmés à notre place. La technologie en question se présente sous forme de capteurs intégrés dans les emballages alimentaires et synchronisés avec les Smartphones pour détecter quand un aliment n’est plus bon à consommer.

Menée par scientifiques de l’Imperial College de Londres, l’étude a été dirigée par le Dr Firat Guder du département de bio-ingénierie. Les recherches ont été publiées en détail dans la revue ACS Sensors.

Des capteurs pour détecter les aliments pourris

Les chercheurs de l’Imperial College de Londres ont fabriqué des capteurs de gaz électriques à base de papier (PEGS) qui sont capables de détecter les gaz émis par les aliments pourris. Les PEGS peuvent notamment détecter l’ammoniac et la triméthylamine qui se dégagent des viandes et poissons emballés et qui signifient qu’ils ne sont plus mangeables.

Intégrés dans les emballages alimentaires, ces capteurs PEGS ont pour but de « réduire les déchets alimentaires inutiles et la pollution plastique qui en résulte », comme l’explique le Dr Guder. Ils sont également équipés d’étiquettes de « communication en champ proche » (NFC) qui permettent de les synchroniser avec les smartphones à proximité.

Ainsi lorsqu’il produit ou un aliment commence à produire du gaz de décomposition, les utilisateurs sont immédiatement prévenus sur leur téléphone qu’il y a un ou plusieurs produits périmés dans le frigo.

Lutter contre le gaspillage alimentaire

C’est avec fierté que le Dr Guder dévoile que les tests effectués avec les fameux capteurs PEGS ont été précis et positifs. Le chercheur espère ainsi que cette nouvelle technologie va contribuer à réduire le gaspillage alimentaire dans les foyers britanniques.

Les statistiques dévoilent en effet qu’un consommateur sur trois jette les produits et aliments dont la date de péremption est passée, alors qu’ils sont encore parfaitement mangeables. Cela correspond à près de 4 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés chaque année.

Grâce aux capteurs PEGS du Dr et de son équipe, les consommateurs pourront enfin savoir si telle ou telle nourriture est encore salubre ou pas. Les chercheurs espèrent que les capteurs seront finalisés et pourront débarquer sur le marché (à prix abordable) dans les trois prochains mois.

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