Un être organique et synthétique

Des scientifiques du domaine de la biotechnologie sont parvenus à créer ce qu’ils appellent une médusoïde : une méduse créée artificiellement et mélangeant des parties organiques et synthétiques.

Un être organique et synthétique

Cette chimère n’est donc ni une machine, ni un être organique à part entière. Elle est composée de cellules de cœur de rat qui ont grandi sur une couche de silicone élastique et tout ça lui permet de nager comme une méduse normale : les cellules de cœur se contractent doucement lorsqu’elles sont mises en contact avec un courant électrique dans l’eau. La couche de silicone s’occupe ensuite de rendre sa forme plane à la bête, ce qui reproduit la technique de propulsion de l’animal gélatineux.

La réalisation de ce projet est une preuve que l’on peut parvenir à recréer des formes de vie grâce au reverse-engineering, technique qui consiste à étudier quelque chose qui existe déjà pour le reproduire. Cependant, la chose est pour le moment encore limitée : ce type de natation n’est pas vraiment contrôlée, il n’y a aucun moyen pour la bête de tourner. Il faut encore améliorer la méthode pour réussir à recréer des formes de vie plus complexes.

Dans le futur, les scientifiques espèrent donc parvenir à créer des machines de ce type capables de prendre des décisions et de réaliser des mouvements plus complexes qu’un déplacement en avant. La biotechnologie pourrait également servir à la réparation des organes.

Reste maintenant à définir cette médusoïde : machine ou être vivant ? Bien évidemment, elle ne comporte pas de cerveau et n’est donc en aucun cas consciente mais le fait qu’elle soit à demi organique ne suffit-il pas à affirmer que c’est un animal ? Avis à ceux qui aiment débattre !


Crédits PhotoStéphanie de Nadaï

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Jérémy Heleine

Étudiant en maths, Jérémy est un passionné qui touche un peu à tout, et plus particulièrement au développement web et à l'actualité high-tech qu'il partage avec vous sur Machineo et surtout ici-même.