Black Beauty : la météorite martienne continue à dévoiler ses secrets

Black Beauty fascine les astronomes et les géologues depuis plusieurs années maintenant et une équipe a précisément mené une nouvelle étude portant sur la météorite martienne, une étude tentant d’expliquer la division des hautes terres du sud et basses terres du nord.

Black Beauty, de son vrai nom Northwest Africa 7034, a été découverte en Afrique du Nord en 2011, et plus précisément dans le Désert du Sahara.

Black Beauty

Relativement compacte, elle pèse autour des trois cents grammes, mais cela ne la rend pas moins exceptionnelle pour autant.

Black Beauty, une météorite unique en son genre

Si Black Beauty suscite autant d’intérêt de la part de la classe scientifique, c’est avant tout en raison de son âge. La météorite aurait en effet quatre milliards d’années et elle serait donc la plus ancienne météorite martienne découverte à ce jour.

En outre, les analyses menées ces dernières années ont révélé que le corps contiendrait plus de dix fois la quantité d’eau moyenne trouvée dans la structure des autres météorites martiennes. Les chercheurs pensent ainsi que le corps est en réalité issu d’une source volcanique ou d’un aquifère proche de la surface de la planète rouge.

Andrew Stele, un scientifique du Carnegie Institution, l’a longuement étudié et il en est venu à la conclusion que ce corps était la météorite la plus riche sur le plan de la géochimie.

L’histoire de Mars comporte de son côté de nombreuses zones d’ombre. L’une d’entre elles a trait à un événement majeur et très ancien, un événement qui a provoqué une altérité entre les hauts plateaux de l’hémisphère sud, des plateaux composés de nombreux cratères, et les basses terres de l’hémisphère nord.

Une météorite qui nous en apprend beaucoup sur l’histoire de Mars

Entre les deux, l’altitude moyenne varie entre un et trois kilomètres et personne n’a encore été en mesure d’expliquer la chose.

Il existe cependant plusieurs théories et l’une d’entre elles part du principe qu’un corps massif serait entré en collision avec la planète, provoquant de ce fait les bouleversements remarqués.

Or justement, Black Beauty, en raison de son grand âge, pourrait avoir été témoin de cet événement majeur. C’est du moins la thèse avancée par Bill Cassata, un chercheur du laboratoire national de Lawrence Livermore.

D’après lui, les roches composant NW1 7034 était présentes dans le terrain source de la planète rouge il y a environ 4,4 milliards d’années de cela. Toutefois, les éléments composant la météorite se seraient combinés bien plus tard, à une période tournant autour des 200 millions d’années, après avoir été soumis à une forte activité volcanique survenue entre 1,7 et 1,3 milliard d’années.

Dans ce contexte, si un impact comme celui évoqué plus haut a réellement eu lieu, alors il est forcément survenu à une époque lointaine allant au-delà des 4,4 milliards d’années puisque la météorite n’aurait pas pu se former après un tel événement. Pas dans ces conditions.

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