Bonne nouvelle, vous avez désormais un nouvel organe !

L’University Hospital Limerick fait beaucoup parler d’elle depuis le début de la semaine et cela n’a rien de surprenant. En effectuant des analyses poussées au sujet du mésentère, plusieurs de ses chercheurs ont effectivement découvert que les tissus le composant offraient une structure continue. En d’autres termes, ce dernier serait un organe à part entière. Le moment est sans doute venu de sabrer le champagne.

Le mésentère n’étant pas très connu, le mieux est sans doute de commencer par faire les présentations histoire que tout le monde soit sur la même longueur d’onde.

Organe

Le corps humain compte désormais un nouvel organe.

Chez les mammifères, ce terme désigne un repli du péritoine et donc de la membrane séreuse qui tapisse l’abdomen, le pelvis et les viscères.

Le mésentère, un organe pas vraiment comme les autres

Pour être plus précis, il relie les anses de l’intestin grêle à la paroi postérieure de l’abdomen.

L’Homme n’est pas le seul à être doté de ce fameux repli. Comme indiqué plus haut, il est présent chez tous les mammifères et notamment chez nos amis les bovins. Mieux, il fait même partie des abats les plus appréciés dans le petit monde de la charcuterie. Il ne porte cependant pas le même nom et les gourmets utilisent ainsi l’expression « fraise de veau » pour le désigner.

Le mésentère ne tombe donc pas du ciel et il est ainsi connu de longue date.

Une équipe de plusieurs chercheurs travaillant pour l’University Hospital Limerick s’est intéressée à son cas. En l’étudiant chez l’homme, les scientifiques ont réalisé que les tissus formant le mésentère présentaient une structure continue et qu’ils pouvaient du coup s’apparenter à un organe, au même titre que le foie, le rein ou même le poumon.

De nouvelles études pour mieux comprendre ses fonctions

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette découverte n’est pas anodine. Si le mésentère est réellement un organe, alors il doit forcément avoir une fonction. Et s’il en a une, alors cela signifie qu’il peut aussi être lié à certaines maladies abdominales.

Il faudra cependant du temps pour s’en assurer. Calvin Coffey, un des chercheurs responsables de l’étude, a cependant assuré qu’il ne comptait pas en rester là. Il a en effet la ferme intention de pousser plus loin ses investigations et de percer ainsi tous les mystères de ce nouvel organe.

L’étude complète se trouve à cette adresse.