Brazzers poursuivi par une actrice porno pour agression sexuelle

De son vrai nom Alla Montchak, Nikki Benz a poursuivi en justice sa maison de production. D’origine canadienne et ukrainienne, l’actrice de film pour adulte ne pouvait plus garder le silence après ce qu’elle a vécu lors d’un tournage en décembre 2016. Sous la production de Brazzers, Nikki Benz accuse son producteur Tony T et l’acteur Ramon Nomar de l’avoir sexuellement agressée.

Avant de tourner la première scène, ils s’étaient mis d’accord que le film serait de nature « hardcore ». Toutefois, le duo aurait agressé l’actrice de porno avec une grande violence, violence à laquelle elle n’aurait jamais donné son accord. Selon cette dernière, ces agressions étaient verbales et physiques.

Nikki Benz

« En 13 ans dans le porno, c’est la première fois que je suis dans un tel état de choc et que je pleure lors d’un tournage. Je suis dégoûtée, traumatisée, en colère contre Brazzers et Tony T », a-t-elle twitté les jours suivant le tournage.

La porno star a été victime d’agressions

C’était à la Cour supérieure de Los Angeles que Nikki Benz a avancé les multiples chefs d’accusation.  Pendant le tournage, elle raconte que Tony T la giflait en filmant avec la caméra. Elle a aussi déclaré que Ramon Nomar l’avait piétiné à la tête. Avec des phrases comme « Ouvre tes yeux chienne !», les coups portés sur la femme de 36 ans ont été tellement violents qu’elle a saigné.

Même après le tournage du film, Tony T a forcé Nikki à dire à la caméra qu’elle voudrait encore refaire l’expérience. L’actrice a confié qu’il insistait sur cette interview, faute de quoi elle n’aurait pas été payée.

Représentée par son avocat Daniel Gilleon, l’accusée demande 6,4 millions de dollars australiens en guise de dédommagement.

Halte au viol

Durant le tournage, Nikki Benz a précisé qu’on l’a immobilisé avec ses propres lingeries.  Les deux hommes l’auraient étouffé avec de l’eau, étranglé, piétiné, jeté contre un mur, etc.

Tony T et Nomar ne se sont arrêtés que lorsque Nikki a supplié en criant « couper ». Plus tard, elle a envoyé un message sur Twitter en écrivant « Je suppose que les scènes de viol sont là maintenant ? ». Tony n’aurait répondu qu’un mois après. Comme s’il voulait assurément éviter le sujet. Il s’était exprimé d’une manière très vague. Toutefois, la boite de production Brazzers, propriété de la société Mindgeek, a renvoyé Tony T après la mise en lumière de cette affaire.

Les actes perpétrés à l’encontre de Nikki Benz sont d’un tel sadisme que des voix commencent à s’élever contre l’industrie de la pornographie mondiale.

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