Un sénateur préconise des brouilleurs pour limiter l’utilisation des smartphones au volant

Le fait de manipuler un smartphone au volant a déjà suscité de nombreux débats. L’utilisation du smartphone par le conducteur est responsable de milliers d’accidents recensés chaque année. Malgré les dispositions prises, le chiffre ne cesse d’augmenter, si bien qu’un sénateur propose la mise en place de mesures plus rigoureuses.

Le sénateur Vincent Delahaye s’appuie sur le dernier bilan établi par la Sécurité routière indiquant que 7 % des véhicules contrôlés avaient leurs conducteurs au téléphone. De ce fait, le sénateur, même s’il reconnait l’existence des efforts entrepris dans le secteur de la sensibilisation des conducteurs au volant sur les dangers du smartphone, maintient que d’autres règles plus strictes devraient être appliquées.

Audi autonome

Une liste de trente-quatre recommandations a ainsi été dressée par le sénateur pour pallier à ces risques d’accident. Malgré la bonne foi du sénateur, certaines recommandations sont pénalisantes pour les autres.

Mise en place de brouilleurs d’onde

Parmi les recommandations que le sénateur a faites figure le brouillage des ondes. Cette idée réside dans le fait qu’en causant des interférences téléphoniques, le conducteur sera dans l’obligation de délaisser son smartphone pour se concentrer davantage sur la conduite de son véhicule.

Le sénateur suggère ainsi la mise en place de ces brouilleurs d’ondes au coin des rues ou sur les voitures de police. Néanmoins, cette mesure serait sujette à de nombreux obstacles si elle venait à être appliquée, tant pour les conducteurs et leurs passagers que pour les résidents et les piétons.

Les obstacles à la mise en œuvre de cette recommandation n° 23

Si ces brouilleurs étaient installés, les piétons et les résidents des villes seraient aussi impactés par ces interférences. De même, certains conducteurs utilisent leurs smartphones en toute légalité dans l’exploitation des systèmes inhérents aux véhicules.

Les passagers seraient également sanctionnés par cette mesure, car ils seront dans l’incapacité de passer des appels ou d’utiliser la majorité des fonctionnalités de leurs appareils. Finalement, la recommandation n° 23 du sénateur pose ainsi plus d’inconvénients que d’avantages.

L’une des solutions serait plutôt de se tourner vers le brouillage des avertisseurs de radars, à condition que le brouillage s’en tienne à cette seule fonctionnalité.

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