Bruxelles va procéder à des tests de résistance des banques

Personne n’est à l’abri d’une cyberattaque, mais des secteurs sont plus vulnérables et davantage ciblés que d’autres. Depuis quelques années, les pirates s’en prennent régulièrement aux banques sécurisées. Pour les protéger, elles et toutes les institutions financières, l’Union Européenne projette de mener des tests de résistance. L’objectif étant d’évaluer le cyber-risque sur leurs dispositifs de sécurité.

Les attaques contre les banques ne gagnent pas seulement en nombre, les techniques et la logistique déployée sont également de plus en plus sophistiquées. Les cybercriminels ne se limitent plus aux simples clients des banques, les institutions financières (peu importe leur envergure) figurent actuellement parmi leurs proies.

Test résistance banques

L’Union Européenne veut tester la résistance de ses banques face aux hackers.

Les autorités européennes vont donc procéder à des tests de résistance sur les banques, pour faire suite notamment aux attaques subies par la Banque centrale de Bangladesh.

Des attaques via le réseau SWIFT

La Banque centrale du Bangladesh a subi une attaque informatique récemment, une attaque durant laquelle 81 millions de dollars lui ont été dérobés. C’est tout simplement l’une des plus grandes attaques informatiques perpétrées contre une banque. Pour y parvenir, les hackers se sont introduits sur le réseau SWIFT de l’institution financière.

Le même procédé, c’est-à-dire l’accès au réseau dédié aux transactions financières internationales, a été appliqué contre une filiale de Tesco.

Si l’ampleur du piratage n’est pas comparable à celle de la Banque centrale de Bangladesh, le groupe s’est fait tout de même chiper la modique somme de 2.5 millions de livres sterling.

Les autorités européennes plus déterminées que jamais

En décembre dernier, l’Autorité bancaire européenne a publié un rapport indiquant que : « Les banques peinent à démontrer leur capacité à faire face à la menace croissante représentée par des intrus parvenant à obtenir un accès non autorisé à leurs systèmes et à leurs données essentiels ». Une déclaration en phase avec la Commission européenne.

Auprès de Reuters, la commission affirme se pencher sur des « mesures complémentaires qui pourraient être mises en oeuvre afin de contrer les cyberattaques. Cela inclut le partage d’informations sur les cybermenaces ou des contrôles sur la résistance des systèmes et leur capacité à déjouer les tentatives d’intrusion ».

Si les autorités européennes s’activent autant sur la cybersécurité des banques, c’est qu’en cas d’attaque de grande envergure, la crédibilité de leurs institutions financières peut considérablement en pâtir.