Cayla, la poupée connectée, n’est plus la bienvenue en Allemagne

Genesis Toys vient d’essuyer un nouveau revers en Allemagne. Les autorités ont en effet pris la décision d’interdire purement et simplement la commercialisation de Cayla, la poupée connectée de l’entreprise. D’après elles, le produit comporte trop de risques pour les enfants en raison de sa faible sécurisation.

La marque est dans la tourmente depuis la fin de l’année dernière, et plus précisément depuis la publication d’une enquête par l’UFC-Que Choisir.

Cayla

Cayla n’est plus la bienvenue en Allemagne.

En analysant le produit, les experts de l’association ont effectivement réalisé que cette poupée n’était pas suffisamment sécurisée.

Cayla est interdite de séjour en Allemagne

Cayla n’est effectivement pas une poupée comme les autres. Elle embarque ainsi un module de communication et elle est donc capable de dialoguer avec une application mobile proposée sur smartphone ou sur tablette.

Grâce à cet outil et aux particularités du produit, l’enfant peut donc interagir à distance avec sa poupée sans avoir besoin de la prendre physiquement entre ses mains.

Comme la plupart des produits connectés du marché, Cayla utilise une liaison Bluetooth pour pouvoir communiquer avec un téléphone. Le problème, c’est que Genesis Toys n’a pas cru bon de mettre en place un code d’accès pour verrouiller l’accès à son produit. Il est donc tout à fait possible pour une personne mal intentionnée de prendre le contrôle à distance de la poupée.

Comme si cela ne suffisait pas, l’entreprise a aussi été attaquée sur ses conditions d’utilisation. Ces dernières stipulent en effet qu’elle a le droit de collecter toutes les données vocales enregistrées par la poupée et même de les revendre à des tiers sans avoir besoin du consentement de l’enfant et de ses parents.

Une poupée connectée qui n’est pas assez sécurisée

L’UFC-Que Choisir a donc saisi la CNIL et la DGCCRF.

L’Allemagne, de son côté, ne s’était pas encore prononcée sur cette épineuse question. Pas avant aujourd’hui, en tout cas. L’Agence fédérale allemande en charge des réseaux et des télécommunications a effectivement fait savoir ce matin qu’elle interdisait la vente de la poupée. Mieux, elle encourage même les parents à la détruire s’ils l’ont acheté afin d’éviter d’éventuels piratages.

En parallèle, elle a aussi encouragé les autres nations européennes à en faire de même de son côté. Pour le moment, nos voisins européens n’ont pas répondu aux sollicitations de l’agence, mais il ne serait pas surprenant qu’ils décident à leur tour d’interdire le produit sur leur territoire.