Ce Biohacker s’est injecté un vaccin fait maison durant un Facebook Live

Aaron Traywick a la vingtaine bien entamée et il dirige une entreprise biomédicale. Biohacker sur son temps libre, il pense que chacun devrait avoir le droit de s’injecter ses propres vaccins et il en a fait la démonstration à l’occasion d’un Facebook Live.

Aaron Traywick est à la tête de l’entreprise Ascendance Biomedical, une entreprise tentant de « réimaginer la biomédecine » et de « dessiner le futur ». C’est en tout cas ce qu’elle affirme sur son site.

Traywick

Plus concrètement, la compagnie s’est spécialisée dans la recherche et les essais médicaux et elle mène en parallèle de nombreuses expériences portant sur les hormones, l’alcool ou encore la cocaïne et les fruits.

Un biohacker s’est injecté un traitement expérimental en plein live

Elle mène actuellement de front deux projets particulièrement ambitieux et elle travaille ainsi sur un vaccin contre le HIV et sur une substance capable d’augmenter la masse musculaire et la force.

Le CEO de l’entreprise se passionne depuis longtemps pour le biohacking et il a récemment profité d’un live organisé sur Facebook pour mener une expérience pour le moins étonnante.

L’homme a en effet profité d’une conférence pour s’injecter dans la cuisse un vaccin expérimental contre l’herpès, un vaccin développé par un certain Andreas Stuermer et donc par un autre biohacker.

Aaron Traywick fait en effet partie de ces personnes qui pensent que les agences de réglementation sont beaucoup trop lentes à valider les vaccins. Pour lui, la FDA et tous les organismes similaires constituent donc un frein à la recherche et il estime ainsi qu’il est impératif d’autoriser les biohackers à mener des expériences sur eux-mêmes afin d’accélérer le processus et venir ainsi plus rapidement en aide aux malades et aux personnes souffrant de divers troubles.

Ce n’est pas son premier coup d’éclat

Ce live n’est pas le premier coup d’éclat de l’homme. Comme le rappelle BBC dans cet article, en octobre dernier, son entreprise a diffusé en direct la vidéo d’un homme en train de s’injecter un traitement anti-VIH non testé. Passablement agacée par l’expérience, la FDA avait alors mis en garde les biohackers contre les vaccins « bricolés » dans leur garage.

Traywick, de son côté, s’était défendu en disant que le traitement en question avait été offert à l’homme sans aucune contrepartie financière.

Reste que l’expérience laisse perplexes de nombreux scientifiques, et même certains biohackers. Josiah Zayner a ainsi déclaré à Gizmodo que ce genre d’expériences était extrêmement imprudent.

Traywick de son côté affirme que le traitement a fonctionné et il ne semble pas voir le problème.