Ce Brestois a décroché un doctorat en histoire des OVNIS

Thomas Margout, un Brestois âgé de trente ans, vient d’être proclamé docteur en histoire le vendredi dernier. Dans sa thèse de fin de formation, il a soulevé un sujet particulièrement intriguant : « Le soucoupisme français entre 1945 et 2012 ». Voici la problématique générale qu’il a posée : « comment le phénomène d’OVNI a développé une religion, dans le sens premier à savoir ce qui relie les gens au sein d’une même pensée ».

« Je voulais du bizarre, de l’étrange », a confié le jeune chercheur. Durant ses recherches, il a été orienté par Fabrice Bouthillon, son directeur de thèse. Avant de choisir le thème des OVNIS, il avait envisagé de traiter celui de la symbolique nazie. Néanmoins, il aurait ensuite remarqué qu’il n’existait quasiment aucune étude formelle sur l’ufologie.

OVNI Google Earth

L’historien n’a avancé aucune conclusion sur l’existence ou la non existence des OVNIS. « La seule chose dont je suis convaincu est que la majorité des ufologues n’est pas composée de menteurs, d’ignares ou de types bourrés qui ont vu un truc dans le ciel », a-t-il souligné.

Deux types d’observation

Pour rappel, soucoupiste ou ufologue sont les appellations attribuées à des personnes qui se consacrent à l’étude du phénomène d’OVNI. Le Brestois soutient que la plupart d’entre elles sont des gens rationnels, intrigués par une question à laquelle ils n’arrivent pas à répondre.

Thomas Margout a relevé deux types d’observation. Ainsi, certains ufologues se seraient intéressés à des objets immatériels. D’autres auraient vécu ce qu’ils appellent « les rencontres rapprochées ».

Le jeune chercheur a relevé tous les cas constatés en France depuis 1989. Il en a compté sept cents. Néanmoins, les « rencontres rapprochées » sont extrêmement rares. Il n’en a recensé qu’une dizaine « où des gens certifient avoir vu des extraterrestres ». Il a aussi remarqué que l’intérêt porté à l’ufologie concerne majoritairement les hommes « de classe moyenne ou moyenne-supérieure et urbaine ».

Certains mystères n’ont pas encore été élucidés

Il a noté que de nombreuses explications ont été avancées, selon les cas, mais certaines ne satisfont pas les ufologues. Toutefois, plusieurs mystères auraient déjà été élucidés.

En effet, certaines personnes n’arrivaient pas à reconnaître l’ISS qui brille dans le ciel. D’autres ont été trompées par les lasers de boîte de nuit et des lasers en mouvement, appelés, il fut un temps, « sky trackers ». Il a aussi évoqué l’hypothèse des avions de surveillance qui « sont discrets et qui permettent d’avancer que les gens délirent quand ils les ont vus ». Enfin, il y a ceux qui auraient simplement été face à une boule de foudre.

A noter que la France est le seul pays qui consacre un département public à l’ufologie. Il s’agit du Groupement d’études et d’informations pour les phénomènes spatiaux non-identifiés (Geipan).

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