Clicky

Ce prédateur marin serait l’ancêtre des crabes, des araignées et des scorpions

Selon une nouvelle étude, un prédateur de mer minuscule, mais féroce, avec une tête de « couteau suisse », qui chassait sous les vagues il y a 508 millions d’années, serait l’ancêtre des crabes et des araignées d’aujourd’hui. Les chercheurs pensent en effet que la créature étrange était un « parent proche » des araignées, des scorpions et des crabes vivant de nos jours.

Les paléontologues ont réétudié l’ancienne créature marine, « minuscule et pourtant exceptionnellement féroce », baptisée Habelia optata, qui a confondu les scientifiques depuis sa découverte il y a plus d’un siècle.

fossile

Une créature ancestrale de la famille des arthropodes

D’une longueur de deux centimètres avec une queue aussi longue que le reste de son corps, Habelia optata, qui a disparu depuis longtemps, appartient au groupe d’invertébrés appelés arthropodes, qui comprend aussi des créatures familières comme les araignées, les insectes, les homards et les crabes.

Il a vécu au milieu du Cambrien il y a environ 508 millions d’années et provient du célèbre gisement fossile des schistes de Burgess, en Colombie-Britannique. Habelia optata a fait partie de l’explosion cambrienne – une période de changement évolutionnaire rapide, où la plupart des principaux groupes d’animaux sont apparus pour la première fois dans les archives fossiles. Comme tous les arthropodes, Habelia optata présente un corps segmenté avec un squelette externe et des membres articulés.

Un petit prédateur féroce des fonds marins

Pendant des décennies, les chercheurs ont tenté de déterminer le principal sous-groupe d’arthropodes auquel Habelia appartenait. La nouvelle étude suggère que Habelia optata était un parent proche de l’ancêtre de tous les chélicérates, l’autre sous-groupe d’arthropodes vivant aujourd’hui. Ils sont nommés ainsi à cause de la présence d’appendices appelés chélicères devant la bouche (utilisés pour couper la nourriture). Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion à cause principalement de l’anatomie globale de la tête de Habelia, et de la présence de deux petits appendices ressemblant à des chélicères.

Les chercheurs en déduisent donc, sur la base de la structure exceptionnelle de la tête, ainsi que des pattes bien développées, que Habelia optata et ses parents étaient des prédateurs actifs des fonds marins du Cambrien, chassant de petites créatures marines à coquille, comme les trilobites. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue BMC Evolutionary Biology.

Image: ROYAL ONTARIO MUSEUM