Ce super calculateur est capable de créer des millions d’univers virtuels

Pour mieux comprendre le fonctionnement de notre univers et étudier l’évolution des galaxies, des chercheurs de l’Université d’Arizona, aux États-Unis, ont créé un super calculateur baptisé « Universe Machine » et capable de créer des millions d’univers virtuels.

Ce super calculateur a réussi à créer en l’espace de trois semaines, huit millions d’univers virtuels en tout. À travers ce dispositif, les scientifiques, dirigés par le chercheur Peter Behroozi, veulent tester plusieurs théories physiques pour essayer de comprendre l’évolution des galaxies.

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Crédits photo PIXABAY

Les chercheurs de l’Université d’Arizona ont sollicité pendant trois semaines deux mille processeurs pour le traitement des données des astronomes.

Une machine qui remonte loin dans le passé

Universe Machine a réussi l’exploit de remonter dans le temps en faisant un saut dans le passé allant de 400 millions d’années après le Big Bang, période à laquelle les premières étoiles sont apparues, jusqu’à nos jours.

Qui plus est, ce super calculateur a réussi à faire ce qu’aucun autre ordinateur avant lui n’avait pu faire : c’est-à-dire créer des univers aussi identiques au nôtre. Le plus impressionnant, c’est que chacun de ces univers intègre environ 12 millions de galaxies.

Des résultats qui remettent en question les croyances des scientifiques

Les simulations informatiques obtenues grâce à Universe Machine ont été comparées avec les caractéristiques de l’Univers dans lequel nous vivons actuellement, et en plus d’avoir permis d’en savoir plus sur celui-ci, elles ont remis en question certaines des certitudes qu’avaient les scientifiques jusqu’ici. « Sur ordinateur, nous pouvons créer de nombreux univers différents et les comparer à celui qui est bien réel, ce qui nous permet de déterminer quelles règles mènent à ce que nous voyons », a déclaré Peter Behroozi.

Ce super calculateur a notamment permis aux chercheurs d’en savoir plus sur la façon dont les galaxies forment les étoiles. « Plus on remonte aux débuts de l’univers, plus la matière noire est censée être dense et plus le gaz est donc censé être chaud. C’est mauvais pour la formation des étoiles, raison pour laquelle on pensait que la plupart des premières galaxies avaient arrêté très tôt de former des étoiles. Mais force est de constater que par le passé, les galaxies ont formé des étoiles plus efficacement que nous le pensions. »

Actuellement, les scientifiques de l’Université d’Arizona projettent d’étendre leur simulation en intégrant entre autres la morphologie individuelle de chaque galaxie référencée à chaque univers virtuel.