Ces projets fous vont tous être financés par la NASA

La NASA a mis au point un programme récompensant et finançant les projets les plus ambitieux déposés par ses ingénieurs et les chercheurs tiers : le NIAC, pour NASA Innovative Advanced Concepts. De nombreux scientifiques ont répondu présents et l’agence vient de communiquer la liste des vingt-deux projets retenus par ses services.

L’agence spatiale américaine dispose de nombreuses compétences, mais elle sait également faire preuve d’humilité et c’est précisément ce qui l’a poussé à lancer ce nouveau programme.

NASA

Le concept est assez simple, il s’agit tout bonnement de permettre aux chercheurs de présenter des concepts d’appareils imaginés par leurs soins.

La NASA finance aussi des projets soumis par des chercheurs externes

La NASA se charge pour sa part d’éplucher chaque dossier afin de déterminer les projets les plus pertinents et les plus prometteurs. Elle accorde ensuite une récompense à leurs scientifiques afin de les aider à financer leurs recherches.

Dans certains cas, elle peut également les intégrer directement à ses propres programmes de financement.

Cette année encore, de nombreux chercheurs ont présenté leurs projets et les experts de la NASA en ont retenu pas moins de vingt-deux projets répartis de la façon suivante : quinze pour la Phase I et sept pour la Phase II. La différence entre ces deux phases réside essentiellement au niveau de la récompense attribuée par l’agence.

Les participants retenus pour la Phase I peuvent en effet compter sur une confortable enveloppe de 125 000 $ afin d’appuyer leurs recherches. Ils ont ensuite neuf mois pour présenter un premier concept. Ceux qui intègrent la Phase II ont droit à un financement de 500 000 $ et… à un appui financier pendant deux ans afin d’accompagner le développement de la technologie.

Au terme de cette période, la NASA pourra choisir un projet et l’intégrer ensuite dans son propre programme de financement.

Deux phases et de grosses différences d’enveloppes

De nombreux scientifiques ont répondu présents, donc. Pour la Phase I, les responsables du programme ont jeté leur dévolu en premier lieu sur un nouveau système de propulsion imaginé par un chercheur du JPL, un système reposant sur l’utilisation d’un faisceau laser délivrant une puissance de 100 mégawatts et construit en orbite. L’idée étant de l’utiliser pour propulser un vaisseau équipé d’un mur photovoltaïque d’un diamètre de 175 mètres. Grâce à ce système, ce fameux vaisseau pourrait atteindre notre étoile en seulement douze ans.

Parmi les autres projets qui sont sortis du lot, ou trouve notamment un télescope capable de recenser les astéroïdes ou encore un véhicule martien et une machine à gravité artificielle.

Pour la Phase II, la NASA a sélectionné le Venus Exploration Probe, soit une sonde capable de se promener à travers les nuages de la planète du même nom, mais aussi un forage optique conçu pour miner les astéroïdes ou encore un rover automatisé capable de se balader dans les environnements les plus extrêmes.