C’est fini pour OnLive !

OnLive a été l’un des premiers à miser sur le « cloud gaming », mais ça ne lui a pas porté chance. Preuve en est, Sony vient de racheter le service pour… le fermer. L’aventure se terminera le 30 avril prochain.

OnLive a été présenté pour la première fois durant la Game Developers Conference de 2009. Il y a donc six ans de cela. A l’époque, il a déclenché un véritable buzz et c’est assez logique compte tenu de ce qu’il proposait.

Fin OnLive

Bye bye OnLive.

La dématérialisation des données n’était pas encore très répandue et personne n’imaginait qu’il serait un jour possible de s’appuyer sur le nuage pour jouer aux jeux vidéo.

OnLive a été un précurseur dans le domaine du « cloud gaming »

Plusieurs sociétés ont apporté leur soutien à la plateforme. Warner Bros, Autodesk, Maverick Capital, AT&T et bien d’autres ont investi des sommes colossales pour lui permettre de développer son infrastructure.

British Telecom et Belgacom se sont même joints à l’aventure un peu plus tard.

Le service a ouvert ses portes un an plus tard, en 2010. Du moins aux Etats-Unis puisque la société a préféré se concentrer sur ce marché dans un premier temps. Il fallait débourser une quinzaine de dollars chaque mois pour en profiter, mais le modèle économique a très vite évolué sur du freemium, et du gratuit.

OnLive a ensuite posé ses valises au Royaume-Uni en 2011 pour tenter de mettre main basse sur l’Europe. La situation s’est gâtée ensuite et la société a même été contrainte de licencier une bonne partie de son personnel en 2012, avant d’être rachetée par une autre entreprise.

Mais cela n’a pas suffit, et la plateforme n’a jamais rencontré le succès escompté.

La vie vous fait de drôles de blagues, parfois.

Quoi qu’il en soit et comme mentionné plus haut, Sony a posé un gros chèque sur la table pour acquérir la société et tous ses actifs. OnLive appartient désormais au géant nippon, mais ce dernier n’a visiblement pas l’intention de développer la plateforme et cette dernière fermera ainsi ses portes à la fin du mois.

En réalité, la seule chose qui l’intéressait, c’était de mettre la main sur ses brevets. Rien de très étonnant puisque Sony compte déjà un service de ce type à son catalogue : le PlayStation Nlow.