Chandrayaan-2 : les Indiens ont perdu le contact avec l’atterrisseur de la mission lunaire

On a appris que tôt, dans la matinée de samedi, l’atterrisseur de la mission lunaire Chandrayaan-2 de l’ISRO a cessé d’émettre, juste à quelques kilomètres au-dessus de la surface lunaire, durant la phase d’atterrissage.

Ce nouveau rebondissement met ainsi un terme aux ambitions de l’Inde pour devenir la quatrième nation à réussir un alunissage, après les États-Unis, l’ex-URSS et la Chine.

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C’est un véritable coup dur pour l’agence spatiale indienne, l’ISRO. Quelques minutes après avoir annoncé une descente « normale qui se déroule comme prévu », elle devait en effet annoncer que « la communication entre l’atterrisseur et la station de contrôle terrestre a été perdue ».

Un résultat mitigé pour cette deuxième mission lunaire

Pour rappel, l’Inde a réussi le lancement de la mission lunaire Chandrayaan-2 le 22 juillet dernier, emportant à son bord l’orbiteur lunaire éponyme, l’atterrisseur Vikram et le module d’exploration Pragyan.

La durée du voyage vers la Lune devait durer jusqu’au 7 septembre dernier, pour un alunissage prévu s’effectuer au niveau du pôle sud de notre satellite.

Malheureusement, avec l’annonce de cette perte de contact samedi dernier, une partie de la mission prévue pour la mission lunaire est donc terminée bien avant qu’elle ait commencé. Le module d’exploration devait en effet contribuer à la recherche de l’eau sur le sol lunaire. Malgré tout, les investigations se poursuivent et dimanche dernier, l’orbiteur a localisé l’atterrisseur sur la surface lunaire.

L’orbiteur Chandrayaan-2 est quant à lui, toujours opérationnel et continuera à fournir des observations de notre satellite. D’ailleurs, l’ISRO annonce que sa durée de vie a été rallongée de 1 à 7 ans, eu égard à « la gestion précise de la mission et du lancement de l’orbiteur ».

L’Inde ne baisse pour autant pas les bras

Dans une série de tweets, samedi dernier, Vijay Raghavan, le principal conseiller scientifique de l’administration spatiale indienne a déclaré que la mission Chandrayyan-2 était « très complexe et un saut technologique important par rapport aux précédentes missions de l’ISRO ».

Mais ça n’enlèvera en rien l’enthousiasme de l’Inde pour partir à la conquête de l’espace. Le pays se penche en effet sur sa première mission habitée, Gaganyaan. En outre, on apprend également qu’elle souhaite envoyer et faire se poser une sonde sur Mars.

Ce qui n’est pas si mal après la tentative ratée de l’alunissage de Chandrayaan-2, d’autant qu’un certain nombre de pays ont subi le même sort ces dernières années.