Comment la civilisation humaine pourrait-elle survivre à une apocalypse zombie ?

Dans le scénario d’une apocalypse zombie, la civilisation est comparable à une citadelle assiégée pendant plusieurs mois voire plusieurs années. Dans la série « The Walking Dead, », l’issue de la guerre contre les assaillants est d’ailleurs incertaine. La population humaine survit et tient tête aux zombies pendant des années.

Il semble même que la civilisation renaîtra – ou du moins commencera à renaître – de ses cendres dans la saison 9.

Dans la vraie vie, avec quels moyens la civilisation pourrait-elle se relever alors qu’elle frôlait l’extinction ? De fins connaisseurs de l’histoire primitive de la société humaine nous en livrent les secrets. Les spécialistes nous racontent comment les premiers hommes se sont organisés pour assurer la cohésion, le développement, la prospérité et la sécurité de leur communauté.

La cohésion est particulièrement cruciale, car la formation de villages puis de villes permet de s’échanger des biens, facilitant ainsi le commerce. Le sentiment d’appartenance au groupe est par ailleurs un levier pour pérenniser ou rebâtir une civilisation.

L’importance du groupe

Dans un scénario où l’espèce humaine frôle l’extinction par les zombies, un groupe de 10 personnes environ suffit pour reconstruire la civilisation.

Il s’agit cependant d’un minimum. L’archéologue Terry Hunt, expert des civilisations préhistoriques des îles du Pacifique, explique aussi que des simulations démographiques démontrent que des groupes de 20 personnes ou plus ont plus de chance de survivre sur le long terme.

Le nombre de personnes compte dans la mesure où la reproduction permet de pérenniser la civilisation, ce qui, à terme, renforce la diversité génétique du groupe. La variété génétique a permis aux premières sociétés humaines de se développer. Si les premiers humains n’avaient pas cette variété génétique, une simple maladie aurait décimé les membres d’une petite communauté de 10 ou 20 personnes.

L’organisation de la communauté

L’anthropologue Steve Kuhn insiste pour sa part sur la nécessité d’avoir dans une petite communauté isolée des talents aussi variés que possible. Le groupe doit avoir son forgeron, ses agriculteurs, ses bâtisseurs, ses scientifiques, etc. La pérennité de la communauté passe aussi par l’agriculture et le commerce, permettant de nourrir toutes les bouches.

La prospérité commerciale repose quant à elle sur les relations avec d’autres communautés. Dans le scénario de l’apocalypse zombie, on pourrait imaginer les humains revenir au troc. La prospérité vient aussi paradoxalement des conflits, car la réussite des uns suscite la convoitise des autres. Le groupe doit donc se défendre des zombies comme des autres communautés humaines.

Le conflit est peut-être même la chance de survie d’un groupe acculé sur une contrée peu fertile. N’ayant rien à troquer, l’attaque armée d’une société voisine reste un dernier recours. La méthode est cruelle, mais l’histoire de l’humanité est jalonnée de conflits armés menés précisément dans ce but.

Si le sujet vous intéresse, alors vous pouvez aussi aller voir cet article portant sur une étude menée par NOW TV pour le lancement de la nouvelle saison de The Walking Dead.

Mots-clés sociologie