Connaissez-vous ces maquettes en papier ultra-réalistes ?

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Luca Iaconi-Stewart, un jeune artiste de 26 ans connu pour réaliser des maquettes d’avions entièrement en papier de manille.

En effet, il a déjà réalisé un Boeing 777 d’Air India ultra-réaliste, ainsi qu’un Airbus A380 de Singapore Airlines.

Un travail fascinant qui séduira les adeptes du modélisme et qui donnera peut-être des idées à certains.

Un travail titanesque…

Le travail effectué par ce Californien l’amène à être qualifié indubitablement « d’artiste ». Réalisé de A à Z en papier Kraft, ses maquettes sont une fidèle reproduction des modèles réels, au 1/60ème pour le Boeing 777 et au 1/50ème pour l’immense A380 de l’avionneur européen.

Les détails sont d’une finesse incroyable, et rien n’a été oublié. Tout a été réalisé à la main, chaque siège, chaque détail des roues, et cerise sur l’avion, tout est fonctionnel. En effet, les trains d’atterrissage et les volets peuvent êtres déployés, tout comme les gouvernes jusqu’à la position du siège.

Ainsi, dans son A380, le génie a reproduit les cinq configurations choisies par la compagnie, à savoir Economy, Premium Economy, Business, First et Suites. Les sièges peuvent s’allonger et des mécanismes minutieux en papier permettent de redéployer comme en vrai la configuration des sièges de première classe et des suites.

Le 777, quant à lui, possède une carlingue qui peut s’ouvrir pour admirer la précision de reproduction de l’intérieur. Pour arriver à un tel chef-d’oeuvre, il aura fallu neuf années à Luca Iaconi pour finaliser le gros-oeuvre de son premier avion… avant de s’attaquer à la suite.

Il faut dire que le travail est titanesque et a été réalisé de manière (très) appliquée, puisqu’il a au préalable récupéré des schémas de cet avion en particulier, pour les recréer sur ordinateur avant de les imprimer sur papier et de passer au découpage. la structure est donc identique à celle de l’avion réel, ce n’est pas simplement des collages approximatifs pour arriver à une forme ressemblante. On peut d’ailleurs apercevoir sur certaines de ses photos, dans la partie basse de l’avion des « étages » de papier pour reproduire la structure et apporter de la rigidité au tout.

…pour des détails époustouflants

Plus de 5000 heures de travail ont donc été nécessaires, et 400 ramettes de papier. Boeing l’a invité sur une chaine de fabrication de l’aéronef réel. Et ce succès a conduit Singapore Airlines à le contacter pour réaliser une « moitié » d’A380 mettant en avant la modernité des sièges et cabines de la compagnie.

Cette deuxième oeuvre a nécessité 100 ramettes de papier, 50 lames de scalpel et bien sûr un pot de colle. La structure pèse tout de même un kilo. La complexité des fauteuils de la première classe et des suites (ils se replient de manière ingénieuse pour se transformer en lits) a conduit à une réelle prouesse en échelle réduite, puisqu’ils s’articulent totalement, comme en vrai. Une difficulté de plus, surmontée facilement par l’artiste.

Il a dû faire preuve d’un calme olympien pour découper les 342 sièges du 777 et les assembler jusqu’au détail de l’appui-tête. Car il associe deux arts : un travail de recherche, de reproduction d’ingénierie miniature, de création technique (mécanisme des fauteuils) et un travail méticuleux d’assemblage microscopique.

Et je ne parle pas de la patience nécessaire : un mois nécessaire pour dessiner l’architecture des moteurs puis quatre mois pour les assembler. Le 777 sera définitivement terminé dans quelques années, peut-être en 2020. Vous pourrez admirer l’avancée de son travail sur sa page Flickr.

Il espère que ses maquettes soient un jour exposées dans un musée ou une école d’architecture. Pourquoi pas réaliser d’autres modèles d’avions, de bateaux, de voitures… pour un jour créer son propre musée du papier. Certains penseront avec humour à François Pignon et ses réalisations remarquables en allumettes !

Crédits images

La Bbox est à 4,99 € par mois en ce moment !