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Si vous allez aux USA, il faudra peut-être bientôt montrer votre téléphone

L’administration Trump se montre intraitable vis-à-vis de l’espionnage économique et de la sécurité. D’après un article publié par le Wall Street Journal, elle serait actuellement en train d’envisager de mettre en place une nouvelle règle visant à forcer les ressortissants à montrer aux autorités le contenu de leur téléphone portable. La règle impliquerait également l’enregistrement de toutes les données.

Ainsi, dans le cas où le projet sera mis en œuvre, les informations enregistrées seront transférées vers une base de données hébergée aux États-Unis. Néanmoins, aussi bien l’acheminement que la finalité de ces informations demeurent inconnus.

USA

L’administration Trump aimerait bien récupérer un accès au contenu de notre smartphone.

L’application de cette restriction risque donc de provoquer un certain mécontentement chez les dirigeants européens et chez toutes les personnes inquiètes pour la sécurité de leurs données.

Montrer le contenu de son smartphone pour pouvoir entrer sur le territoire américain

Le pire reste d’ailleurs à venir. Pour rendre effective cette nouvelle mesure, le Président Donald Trump n’aurait pas besoin de l’approbation du congrès.

D’après les informations communiquées par le WSJ, tous les visiteurs entrant sur le territoire américain seraient tenus de permettre aux autorités de sonder son smartphone. De ce fait, ces dernières auraient accès à toutes les données contenues dans l’appareil.

Les données comme les contacts, les mots de passe ou même les messages privés seraient concernées par cette disposition.

La nouvelle administration américaine ne compte faire aucun traitement de faveur concernant ce nouveau règlement. Il s’appliquerait ainsi même aux ressortissants français, et ce alors même que la France est un allié des États-Unis depuis plusieurs années.

« S’il existe un doute sur les intentions d’une personne venant aux États-Unis, elle devrait avoir à prouver la légitimité de ses motivations, vraiment et véritablement jusqu’à ce que cela nous satisfasse » a précisé Gene Hamilton, conseiller principal du Homeland Security.

Des accords bafoués

Cette mesure de renforcement de sécurité ne va pas ravir les dirigeants et les industriels européens. Dernièrement, l’administration Trump a déjà rendu beaucoup plus stricts les critères qui conditionnent l’entrée dans le pays.

Par ailleurs, l’intention bafoue certains accords signés par les précédentes administrations.

Par exemple, si cette mesure est rendue effective, il est certain que le Privacy Shield disparaîtra. Il s’agit de l’accord transatlantique sur les transferts de données. Celui-ci dispose que les données des citoyens européens exportées aux États-Unis bénéficient des mêmes protections qu’en Europe.

Il reste donc à savoir si Donald Trump va persister dans cette direction.