Crytek colle un procès à Cloud Imperium Games, les papas de Star Citizen

Le studio allemand Crytek vient d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre d’un autre studio, Cloud Imperium Games, essentiellement connu pour être à l’origine de Star Citizen. La compagnie accuse à la fois Cloud Imperium Games et Robert Space Industries d’avoir utilisé son moteur graphique, le célèbre Cry Engine, sur un autre titre que Star Citizen (Squadron 42 en l’occurrence).

Si un accord avait été signé pour que le Cry Engine soit utilisé pour le développement de Star Citizen, aucun droit n’aurait été versé à Crytek pour l’utilisation présumée du fameux moteur sur Squadron 42. Seulement problème, selon les accusés, seul le Lumberyard Engine (Moteur basé sur le Cry Engine, mais appartenant à Amazon) aurait été employé pour élaborer le titre, ce dernier ayant remplacé le moteur de Crytek depuis environ un an au sein du studio californien.

En difficulté financière, le studio allemand Crytek vient d’intenter un procès à Cloud Imperium Games, qui développe toujours un certain Star Citizen…

Autre sujet de discorde, qui reste toutefois dans la continuité de ce que l’on a abordé plus haut, Crytek accuse Cloud Imperium Games d’avoir sciemment effacé les logos du Cry Engine des vidéos officielles de Star Citizen, et ce alors même que Chris Robert (le réalisateur du soft) employait le terme « Star Engine » en lieu et place du nom canonique du moteur de jeu teuton…

Crytek remonté à bloc… tout comme Cloud Imperium Games

Dans sa déclaration de guerre, Crytek explique notamment ne pas avoir « été dédommagé pour l’utilisation sans licence de sa technologie dans le jeu Squadron 42″, et précise avoir « été substantiellement touché par l’absence de compensation financière qui comprendrait normalement un important versement d’avance ainsi que des royalties substantielles sur les ventes du titre ».

Cloud Imperium Games répond pour sa part à ces accusations en déclarant être « au courant de la plainte que Crytek a déposée auprès de la cour de district » de Californie, tout en indiquant ne pas avoir « utilisé le CryEngine depuis un bon moment » puisque le Lumberyard d’Amazon est employé dans leurs locaux depuis près d’un an. Ce a quoi la société ajoute « Il s’agit d’un procès dénué de fondement contre lequel nous nous défendrons avec vigueur, y compris pour forcer Crytek à rembourser les frais engendrés par cette affaire ».

Les mauvaises langues diront que Critek, dont les difficultés financières sont évidentes depuis plusieurs années, aurait bien besoin d’un gros chèque en provenance d’un studio aisé comme Cloud Imperium Games. Reste maintenant à savoir si l’arroseur ne finira pas – au bout du compte – par être largement arrosé.

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