Curiosity est aussi piloté depuis Toulouse

Curiosity explore Mars depuis un peu plus de trois ans maintenant. Il nous a d’ailleurs appris quantité de choses sur la planète rouge et sur son atmosphère. Peu de gens le savent, mais la NASA n’est pas la seule à avoir la main sur le rover martien. Il est aussi piloté depuis des chercheurs basés en France, à Toulouse.

La mission Mars Science Laboratory a commencé en novembre 2011 avec le lancement d’une sonde spatiale. Elle a atteint la surface de la planète Mars quelques mois plus tard, en août 2012.

Curiosity Toulouse

Curiosity est aussi piloté par des chercheurs situés à Toulouse.

Curiosity a alors commencé à se balader à la surface de la planète.

Curiosity pèse presque 900 kg et il est un des rovers les plus imposants jamais créés par l’homme

Le rover est un des plus lourds de sa catégorie et il pèse ainsi pas loin de 900 kg. Il est aussi équipé de six roues et de nombreuses sondes capables d’analyser le sol et l’atmosphère de la planète.

Mieux, il intègre aussi un mât de 2,13 mètres placé à l’avant, un mât regroupant plusieurs caméras mais également des sondes atmosphériques et un spectromètre laser.

Comme si cela ne suffisait pas, Curiosity est aussi équipé d’un bras placé à l’avant du véhicule. Il peut être commandé à distance et il sert essentiellement à prélever des échantillons de roches pour les analyser. Les données récoltées sont ensuite transmises à la NASA mais également à toutes les agences associées au projet.

Les Etats-Unis ne sont effectivement pas les seuls impliqués et le CNES travaille aussi en étroite collaboration avec l’agence spatiale américaine depuis trois ans.

Ce n’est même rien de le dire car le centre a mis en place une division spéciale chargée de toutes les affaires en lien avec la mission martienne.

La France est associée à la mission depuis le début

Et attention car cette équipe ne se contente pas d’analyser les données transmises par Curiosity. En réalité, elle va bien plus loin que ça puisqu’elle prend le contrôle du rover une semaine sur deux depuis… trois ans.

Ils ont aussi participé à la construction de deux instruments embarqués sur le véhicule et plus précisément de ChemCam et de SAM, un laboratoire pesant un peu plus de 40 kg à lui seul.

Quoi qu’il en soit, cette mission suscite l’enthousiasme chez les chercheurs. Elle a même dépassé toutes leurs espérances puisqu’elle leur a permis de découvrir l’habitabilité de la planète. Les données récoltées ont même bousculé toutes leurs certitudes.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez vous rendre sur le site du Parisien qui a publié une dépêche de l’AFP un peu plus tôt dans la journée.