Cybermalveillance : l’État vient en aide aux victimes

L’État a lancé ce mardi une nouvelle plate-forme, cybermalveillance.gouv destinée à tout le monde, du particulier à l’entreprise.

Elle vise à mettre en relation des victimes d’actes de cybermalveillance avec des prestataires informatiques spécialisés de leur région pour leur venir en aide.

Le site est actuellement en phase de test. Le dispositif n’est véritablement opérationnel que dans le nord de la France. Il sera accessible sur l’ensemble du territoire en octobre prochain.

Un dispositif préventif et curatif

La récente cyberattaque de grande ampleur, due au ransomware WannaCry, aura peut-être accéléré la mise en oeuvre du site. Il faut dire que les attaques se multiplient et le danger sur le web ne faiblit pas.

Le dispositif propose aux victimes de décrire leur problème pour les accompagner tout au long d’un parcours dédié pour identifier l’incident qui a été subi. Une fois identifiée, elle sera orientée vers un spécialiste de proximité.

Les professionnels du secteur peuvent quant à eux s’inscrire directement via le site, après s’être engagés à respecter une charte de bonnes pratiques, pour offrir un minimum de garanties grâce à une conservation d’éléments de preuves d’interventions. Les utilisateurs pourront d’ailleurs noter et évaluer les prestations reçues.

L’ergonomie du site est simple et claire. Une page regroupe plusieurs articles informatifs sur les différents types de virus et leurs fonctionnements. Pour l’heure, peu d’articles sont disponibles, mais l’on peut imaginer qu’elle devienne une vraie « base de données » d’informations et de conseils.

Recenser les victimes pour cibler les sources

Le programme a été développé par l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) en collaboration avec le Ministère de l’Intérieur. Une initiative intéressante pour sensibiliser sérieusement le public aux dangers du web.

Car en règle générale, certains utilisateurs savent qu’il « faut » un antivirus sur Windows, mais ne connaissent pas les différents types de virus, comment les repérer pour y faire face plus facilement, et sont désemparés une fois l’ordinateur infecté.

Cette plate-forme publique aura certainement plus de poids pour informer les gens et faire prendre conscience des risques présents. Elle permettra également de réaliser des statistiques grâce au recensement des multiples désagréments des victimes, car les autorités elles-mêmes ne parviennent pas à quantifier ces données.

De quoi faciliter les recherches et la collaboration par les autorités et les spécialistes pour « démanteler » les réseaux furtifs de pirates informatiques. Les témoignages déposés ne se substituent pas au dépôt de plainte, mais ils faciliteront le déploiement des réparations.

WannaCry a prouvé les nombreuses difficultés causées pour identifier et chiffrer les victimes. Ce dispositif sera un excellent repère pour mieux se préparer et lutter contre les éventuelles attaques malveillantes.