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D’après cette étude, les pirates seraient aussi les plus gros acheteurs de contenus légaux

La plupart des chasseurs de pirates ont toujours fait croire que ceux qui téléchargent gratuitement des contenus en ligne sont obsédés par la gratuité. Pourtant, depuis des années, plusieurs études ont montré que les pirates sont en fait les plus gros consommateurs de biens culturels. Dernièrement, un nouveau sondage initié par le gendarme britannique du piratage MUSO a donné le même résultat.

L’étude a été effectuée en ligne via la plateforme CitizenMe. Un millier d’internautes britanniques y ont participé. Elle a révélé que les internautes qui recourent à la piraterie (60%) le font, car ils ne trouvent pas les contenus qu’ils cherchent sur les plateformes légales. En effet, certaines plateformes de torrents s’efforcent de combler ces lacunes.

La nouvelle étude, relayée par TorrentFreak, a été publiée le 7 juin dernier.

Pour combler les lacunes des plateformes légales

Les premiers résultats ont révélé que 60% des participants ont récemment téléchargé illégalement du contenu. Néanmoins, 83 % d’entre eux se seraient d’abord tournés vers les plateformes légales et n’y auraient pas trouvé ce qu’ils voulaient. Par ailleurs, 86 % des personnes interrogées utiliseraient un service de streaming légal, comme Netflix ou Spotify.

91 % des participants se disent avoir recours à des plateformes de téléchargement illégal. Ils ont été interrogés, dans un second temps, sur ce qui les a poussés à se résoudre à la piraterie. 34 % d’entre eux ont répondu que c’est parce que le contenu recherché n’était pas disponible par voie légale. 34 % ont affirmé que c’est trop difficile d’accès et, pour les 35 %, c’est tout simplement trop cher.

La plupart des pirates sont avant tout des fans

D’après Paul Briley, l’un des responsables de MUSO, « l’industrie du divertissement tend à considérer les audiences pirates comme un élément criminel, et ne voit que l’argent qu’elles lui feraient perdre. Elles ont tort. La réalité montre que la vaste majorité de ceux qui ont fait l’effort de trouver ces contenus sans licence sont, avant toute chose, des fans – des fans qui essaient la plupart du temps de trouver du contenu légalement ».

Les précédentes études menées sur le sujet ont abouti aux mêmes conclusions. En 2011, le traqueur de pirates Hadopi constatait que les pirates étaient également les meilleurs clients de l’industrie du divertissement en ligne. En 2012, Ofcom, le régulateur britannique des télécoms, révélait que les pirates achetaient plus que les autres.