DeepMoji, l’IA qui peut comprendre les tweets sarcastiques

Le MIT s’intéresse beaucoup aux réseaux sociaux et plus précisément à la teneur des messages échangés sur ces plateformes. Deux de ses chercheurs ont ainsi élaboré une intelligence artificielle capable de reconnaître le sarcasme dans les tweets partagés sur Twitter.

Ce réseau neuronal est en effet capable de déchiffrer les commentaires textuels et d’analyser leur teneur afin de déterminer leur degré d’ironie ou de sarcasme.

Twitter USA

Pour se faire, cette intelligence artificielle utilise un programme analysant les messages en profondeur. Il ne se limite effectivement pas au sens général de la phrase et il prend ainsi en compte le sens de chaque mot, la ponctuation ou même les emojis utilisés.

Une IA capable d’analyser le sens profond des tweets publiés sur Twitter

Seule limitation, à l’heure actuelle, le programme prend uniquement en compte les propos rédigés en anglais.

Iyad Rahwan et Bjarke Felbo, les concepteurs, ont baptisé cette technologie sous le nom de DeepMoji.

Ce réseau de neurones artificiels recueille dans sa base de données plus de 1,2 milliard de tweets. Ces tweets comportent au moins un des soixante-quatre émojis les plus populaires sur les médias sociaux. En analysant comment chaque émoji est employé dans chaque contexte, le robot a pu comprendre leur signification exacte.

Ces informations ont ensuite été utilisées pour traduire le sens des messages mis en ligne. Ainsi, lorsque l’on saisit une phrase dans la case dédiée, le robot l’interprète automatiquement avec des émoticônes. On peut donc savoir l’attitude véhiculée dans un commentaire : triste, drôle ou mécontente.

Une efficacité qui dépasse celle d’un humain

En effectuant un test comparatif, les scientifiques du MIT ont pu constater que le système de Deepmoji est plus efficace que celui d’un humain.

En effet, le robot a affiché un taux d’identification de 82 % contre 24 % pour l’homme.

FastText de Facebook, quant à lui, a réussi dans 74 % des cas.

Toutefois, le programme n’est pas encore totalement au point. Afin de l’améliorer, le site invite les internautes à soumettre leurs messages et leurs interprétations. Ils peuvent ainsi proposer les smileys qui seront les mieux adaptés à tel ou tel commentaire.

Sur le long terme, ce programme sera peut-être capable de contribuer à la modération des contenus haineux sur internet. D’ailleurs, le but initial des créateurs de ce projet était essentiellement de lutter contre les propos racistes échangés à travers les réseaux sociaux.

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