Des applications Android partagent vos données personnelles avec Facebook d’après une enquête

Facebook et la gestion des données privées, un sujet bien sensible. Lors de l’année 2018, le réseau social se sera attiré les foudres du Congrès américain (mais aussi de ses utilisateurs) après le scandale Cambridge Analytica. Ce dernier avait permis, par le vol des informations de millions d’internautes de Facebook, l’influence du Brexit et des élections américaines. Depuis, le service avait enchaîné la mauvaise publicité. Et ce n’est pas l’étude de Privacy International, une ONG, qui va arranger les choses pour Facebook. On y apprend principalement que beaucoup d’applications Android partagent vos données personnelles avec la société de Mark Zuckerberg.

Ce partage aurait également lieu lorsque vous ne possédez pas de compte Facebook tandis que le service a accès à une multitude d’informations.

Un moyen de dresser le portrait des utilisateurs et les partager notamment avec Google.

Une étude qui souligne la récupération des données personnelles par Facebook

L’étude de l’ONG Privacy International révèle que 42,55% des applications disponibles sur le Play Store, boutique en ligne d’Android, partagent les données personnelles des utilisateurs avec Facebook – même si ces derniers ne possèdent pas de compte sur le réseau social. Mais alors comment un tel procédé est-il mis en place ?

L’enquête explique que les développeurs utilisent le kit de développement proposé par Facebook pour créer des applications qui transmettent les informations personnelles à ce dernier. Le réseau social reçoit par exemple la date d’installation du logiciel, celle de sa possible désinstallation, etc. Parmi les applications citées, on trouve notamment celle de Kayak – qui partage les données autour des vols de ses utilisateurs à Facebook, sans leur en demander l’autorisation.

Privacy International précise également que les informations personnelles sont fusionnées avec l’identifiant de publicité Google, appelé AAID, qui s’occupe de dresser le profil des utilisateurs dont les données ont été récupérées.

Autant de révélations autour des pratiques du géant, réseau social numéro un, qui pourrait bien continuer à entacher son image en 2019.

Peu adepte de la transparence, Facebook n’a pour le moment pas communiqué sur cette enquête qui pourrait être douloureuse pour son image. L’année 2018 s’était révélée compliquée pour le géant avec de nombreux scandales – piratages, Cambridge Analytica, passage de Mark Zuckerberg devant le congrès américain… Il faut croire que la nouvelle année ne sera pas simple non plus.