Des chercheurs du MIT utilisent l’intelligence artificielle pour rendre le basilic encore plus savoureux

« L’agriculture conventionnelle a été optimisée pour le rendement. Et si elle était optimisée pour la qualité et la saveur ? ». Telle est la question posée par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui ont décidé de tenter l’expérience d’utiliser l’IA à des fins agricoles.

Les scientifiques ont utilisé la technologie de l’apprentissage automatique pour faire pousser des plants de basilic beaucoup plus savoureux que ceux qui sont cultivés de manière « normale ». La mission de l’IA est d’identifier les meilleures conditions agricoles pour booster le goût de la plante.

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Les détails de l’étude ont été publiés le mercredi 3 avril dernier dans la revue PLOS One.

Cultivé dans un « Food Computer »

Pour mener à bien leurs études, les chercheurs du MIT ont aménagé un « environnement contrôlé de cyber-agriculture » où ils font pousser leurs plants de basilic. Baptisé « Food Computer », l’endroit est équipé de différents capteurs qui permettent de collecter des données sur chaque plant.

C’est en analysant ces données que l’intelligence artificielle parvient à déterminer les conditions idéales pour donner une meilleure saveur aux feuilles des basilics plantés dans la cyber-serre.

Mais pourquoi choisir le basilic comme sujet d’étude ? Les scientifiques expliquent que c’est parce que cette plante aromatique possède « un cycle de croissance rapide », mais aussi parce qu’avec le basilic, les résultats (poids, goût…) se mesurent facilement à l’aide d’analyses chimiques.

24 heures d’ensoleillement

Après avoir analysé les données récoltées par les capteurs de la Food Computer, l’intelligence artificielle a porté une conclusion quelque peu étonnante : elle a fait état d’un « effet positif surprenant d’un ensoleillement de 24 heures ». Donc si on en croit le verdict de la machine, il faut exposer les plants de basilic au soleil pendant une journée non-stop pour les rendre plus savoureux.

« Initialement, on supposait que le basilic devait nécessiter une période d’obscurité afin de produire un résultat idéal, mais cette hypothèse s’est révélée fausse », avaient noté les chercheurs du MIT, avant d’admettre que les conclusions de l’IA offraient de meilleurs résultats.

Les scientifiques envisagent également d’utiliser l’intelligence artificielle et la Food Computer pour tenter de mieux comprendre les effets du changement climatique sur les plantes et l’agriculture.