Des chercheurs ont découvert 39 galaxies cachées

Des astronomes de l’Université de Tokyo viennent de faire la découverte de trente-neuf galaxies cachées. Baptisées H-dropouts, elles se seraient formées lorsque l’Univers avait environ deux milliards d’années, alors que celui-ci est actuellement âgé d’environ 13,7 milliards d’années.

Les chercheurs les ont retrouvées dans une imagerie infrarouge fournie par le télescope spatial Spitzer de la NASA.

Crédits Pixabay

Notons qu’une certaine partie du spectre lumineux échappe à la plupart des télescopes modernes. Les astronomes ont justement réussi à dénicher ces anciennes galaxies dans une partie de ce spectre invisible. Pour ce faire, ils ont utilisé des données obtenues grâce à l’Atacama Large Millimeter / Submillimeter Array (ALMA).

Actuellement, ces galaxies sont moins massives que la Voie lactée. Toutefois, les scientifiques pensent qu’elles étaient « parmi les plus grandes/les plus massives de leur époque ». Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Nature.

Enveloppées de gaz et de poussières

Les H-dropouts sont entourées de gaz et de poussières, ce qui les a rendues difficiles à repérer. « Cette découverte montre qu’elles sont bien là, c’est juste qu’elles sont si poussiéreuses qu’elles ne peuvent pas être vues à la lumière visible », a déclaré Tao Wang, l’auteur principal de la recherche.

À titre de rappel, l’ALMA est constitué d’un réseau de soixante-dix antennes radio situées en haute altitude, au Chili. Ces instruments, s’étendant sur une superficie de 71 000 pieds carrés, ont été spécialement conçus pour l’observation de la lumière faible dans l’infrarouge lointain.

Cette découverte va à l’encontre des modèles actuels

Les résultats de cette recherche changent complètement les modèles établis concernant la formation des galaxies dans l’Univers primitif. « Cette découverte va à l’encontre des modèles actuels pour cette période d’évolution cosmique et contribuera à ajouter certains détails qui manquaient jusqu’à présent », a souligné Wang. « Le principal écart entre notre découverte et les modèles actuels de formation de galaxies est que le nombre observé de ces galaxies massives et poussiéreuses est beaucoup plus grand que celui que l’on trouve dans les modèles/simulations. »

L’expert a précisé que c’est la première fois qu’une équipe d’astronomes découvre une population aussi nombreuse de galaxies massives datant des deux premiers milliards d’années de l’Univers.

Les chercheurs pensent que les télescopes spatiaux de nouvelle génération, comme le James Webb qui devrait être lancé en 2021, devraient permettre d’avoir plus de détails.