Des chercheurs ont localisé les neurones associés au flirt

Depuis quelques années, les scientifiques savaient, suite à des séries d’expérimentations, que l’attirance était associée aux hormones. Les résultats n’étaient pas faux, mais pas suffisamment clairs. Dernièrement, des chercheurs de l’université de Californie du Nord ont mis un terme à cette confusion. L’équipe américaine a réussi à mettre en évidence les neurones liés à l’attirance sexuelle ainsi que leur localisation dans le cerveau.

Les détails sur l’étude sont présentés dans la revue Nature Neuroscience. Les chercheurs ont réalisé leurs expériences sur les souris. Leur technique consistait à observer les réactions neuronales lorsque l’instinct sexuel de l’animal est éveillé. Cette percée a généralement été appréciée par la communauté scientifique. Elle a été qualifiée de « prouesse » scientifique.

Flirt

L’intérêt de l’étude consiste en la compréhension du phénomène de rapprochement sexuel. Ce serait notamment de comprendre le mécanisme instinctif de la reproduction humaine.

L’attirance sexuelle est liée à l’hypothalamus

Les biologistes ont découvert que le comportement sexuel est lié à un groupe parmi des milliers. Ainsi, la fonction de reproduction serait liée à l’hypothalamus, une région du cerveau. Lorsque les neurones de cette zone ont été artificiellement activés, les souris femelles étaient plus enclines à la présence mâle.

Philippe Ciofi est un chercheur qui œuvre au sein de l’Inserm. Selon ce spécialiste de l’hypothalamus à Bordeaux : « Cette étude confirme en direct, sur des animaux vivants, quelque quarante ans de recherches dans le domaine. »

Son homologue Sakina Mhaouty-Kodja, une chercheuse de l’université de Pierre-et-Marie-Curie à Paris, a confirmé ses propos. « Ce travail est une prouesse » affirme-t-elle. Elle explique qu’un « comportement a pu être associé à des neurones précis parmi les milliers de l’aire préoptique médiane intervenant dans la reconnaissance sociale et sexuelle chez la souris, et ils semblent distincts de ceux responsables du comportement maternel. »

Une zone liée à la satisfaction et aux plaisirs

D’après Philippe Ciofi, « les instincts fondamentaux de l’individu, comme boire, manger, attaquer ou fuir, ainsi que ceux de l’espèce, comme se reproduire, sont fonctionnellement liés à ce circuit qui procure apaisement, soulagement et plaisir. » Les chercheurs ont effectivement constaté un effet de récompense engendrée par la stimulation des neurones.

Chez les souris femelles, ni l’attirance ni l’effet de récompense n’ont été observés sans la présence d’hormones sexuelles.