Des chercheurs ont mis au point un pansement inspiré de la cicatrisation des embryons

Les pansements ordinaires ont pour but de protéger les plaies ouvertes le temps qu’elles cicatrisent. Mais il arrive que la cicatrisation prenne beaucoup de temps, ce qui n’est pas pratique du tout.

Afin d’accélérer ce processus, des scientifiques de l’Université d’Harvard et de McGill ont conçu un pansement d’un genre très particulier.

blessure

Crédit PIXABAY

Les chercheurs ont en effet développé un pansement gélatineux qui est capable d’accélérer le processus de guérison des plaies ouvertes. Pour le mettre au point, les scientifiques se sont directement inspirés du mode de cicatrisation au niveau de l’embryon.

L’efficacité de ce pansement a été démontrée par les chercheurs dans une étude qu’ils ont menée sur différents sujets.

Comment ça marche ?

Ce pansement gélatineux est confectionné à base d’hydrogel ou AAD, une substance qui présente la particularité d’être composée d’eau à 90 %. Son principe de fonctionnement est simple : à l’instar d’un pansement ordinaire, il se place sur la plaie et colle directement à la peau. Notons que la colle utilisée est totalement biologique.

Le pansement va également adhérer facilement à la peau en tirant parti de la chaleur dégagée par notre corps. Cela va lui permettre de répartir l’eau qu’il contient pour permettre facilement à la peau de se rétracter lors du processus de cicatrisation. Mais ce n’est pas tout, car ce pansement AAD contient aussi des agents antimicrobiens qui vont protéger la plaie contre les infections.

Testé avec succès sur les animaux

Les chercheurs d’Harvard et de McGill ont testé le pansement sur différents sujets animaux. Un premier test sur des souris leur a permis de constater une résorption plus rapide des plaies à plus de 45 %. En tenant compte du fait que la peau de la souris possède des propriétés similaires à celle d’un embryon, ils ont inséré un anneau en caoutchouc autour de la plaie pour que le processus puisse davantage correspondre à celui d’un sujet humain.

Les chercheurs ont ensuite effectué des tests sur un porc dont les capacités de résorption des plaies se rapprochent davantage de celle de l’homme. Les résultats ont permis de constater que le pansement AAD adhère plus facilement à la peau du porc grâce à l’expulsion de l’eau autour de la plaie.

Les scientifiques poursuivent encore leurs recherches, mais selon eux, il y a de fortes chances que ce pansement puisse servir sur l’Homme, voire même à résorber des plaies internes à l’avenir.

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