Des Japonais ont inventé un verre capable de se réparer tout seul

Le temps des verres brisés qu’on essayait de rafistoler avec de la colle pourrait bien être révolu grâce aux recherches menées par des scientifiques de l’université de Tokyo. Une étude menée par le professeur Takuzo Aida et publiée dans la revue Science le 14 décembre 2017 dévoile l’existence d’un verre capable de se réparer tout seul. Les chercheurs nippons dirigés par Takuzo Aida sont à l’origine de cette découverte scientifique.

Dans une vidéo montrant l’expérience des chercheurs, on peut voir clairement deux débris de verre fabriqués à partir d’un nouveau polymère semi-transparent fusionner entre eux. La fusion des deux éléments survient après qu’ils aient été compressés durant de nombreuses heures à température normale.

Verre brisé

À long terme, cette technologie pourrait bien être étendue à nos écrans de smartphones, ce qui pourrait nous éviter bien des tracas. Elle sera aussi utile dans d’autres domaines.

Une première dans le domaine de la science

Les chercheurs japonais ont affirmé que cette nouvelle matière était la première à pouvoir se restaurer à température ambiante. D’après les scientifiques, « Dans la majorité des cas, il faut chauffer le verre à une température d’environ 120°C ou plus pour qu’il fusionne et se répare. »

En dehors de sa capacité de régénération, le polymère « est hautement robuste et peut être réparé grâce à une simple compression de la surface fracturée pendant une à six heures. » Après avoir été réparé, le verre garde également toute sa force.

Une découverte accidentelle

L’équipe de chercheurs japonais a indiqué que la découverte des propriétés de ce nouveau polymère s’est faite accidentellement après que l’étudiant de l’université de Tokyo, Yu Yanagisawa, ait préparé le matériel pour en faire de la colle.

Durant son expérience, l’étudiant a remarqué qu’après que la surface du polymère ait été découpée, les bords continuaient à se recoller entre eux. Ces derniers ont fini par fusionner complètement après avoir été compressés durant 30 secondes à une température de 21°C.

Durant une interview accordée à NHK, Yu Yanagisawa a déclaré qu’il avait du mal à croire à sa découverte et avait recommencé l’expérience plusieurs fois avant d’en être sûr.

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