Des organismes originaires de la Terre ont réussi à survivre hors de l’ISS

Bloqués à l’extérieur de la station spatiale internationale (ISS), des organismes terrestres ont réussi à survivre. Ils ont vécu dans l’espace pendant cinq cent trente-trois jours. Pourtant, le rayonnement ultraviolet intense et les extrêmes variations de température ne les ont pas tués.

Pour les chercheurs, cela constitue une lueur d’espoir dans la recherche de la vie extraterrestre.

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« Ils ont survécu dans des conditions spatiales et sont également détectables avec nos instruments. De tels organismes unicellulaires pourraient être candidats à des formes de vie pouvant être trouvées sur Mars », a déclaré Jean-Pierre Paul de Vera, astrobiologiste à l’Institut de recherche planétaire DLR.

Théoriquement, la vie nécessite de nombreuses conditions comme une atmosphère, du carbone, de l’hydrogène, de l’oxygène, de l’azote, du soufre et du phosphore, de la glace, et surtout de l’eau liquide. Or, le cas a démontré qu’il peut exister d’autres éventualités.

Une remise en question des théories sur les origines de la vie

Le DLR, un Centre aérospatial allemand, a dirigé une expérience appelée « BIOMEX » à bord d’un vaisseau spatial. Des organismes tels que des bactéries, des algues, des lichens et des champignons ont été exposés à des conditions similaires à celles de l’environnement martien.

Pour réaliser la simulation, les scientifiques ont utilisé des centaines d’échantillons d’organismes. Ces derniers ont été cultivés et placés à l’extérieur de la station dans l’installation « Expose-R2 ». Ils y sont restés dix-huit mois avant d’être ramenés sur Terre pour une analyse.

L’expérience s’est passée entre 2014 et 2016.

« Nous avons étudié les archaea. Ce sont des micro-organismes unicellulaires vivants dans l’eau de mer et qui existaient sur Terre depuis plus de trois milliards et demi d’années. Ils ont été isolés dans la Pergélisol arctique », a expliqué le scientifique.

Les organismes provenaient de divers endroits terrestres tels que l’Arctique, l’Antarctique, les Alpes européennes, les hauts plateaux steppiques d’Espagne et le pergélisol. Ce sont des « extrémophiles » capables de survivre dans des conditions inhospitalières.

« Certains organismes et biomolécules ont fait preuve d’une énorme résistance aux rayonnements dans l’espace extra-atmosphérique et ils sont revenus sur Terre en tant que survivants de l’espace », a-t-il ajouté.

Le résultat de l’étude a été impressionnant. Il remet à jour la théorie selon laquelle la vie terrestre venait de la planète rouge, à travers une météorite.

Un nouvel espoir pour les prochaines missions

Pour le moment, aucun signe de vie n’a été détecté, mais il existe des moyens pour tester sa présence. Vivre sur la planète rouge serait possible. « Bien sûr, cela ne signifie pas que la vie existe réellement sur Mars. La prochaine génération investira de plus en plus dans la recherche de la vie à cause de cette expérience », a déclaré Vera.

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