Des ossements du XIIIe siècle ont été découverts au Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel a beau être l’un des lieux les plus visités en France, il n’a visiblement pas encore livré tous ses secrets aux historiens. C’est ainsi qu’en novembre 2016 des travaux ayant pour but de rénover les canalisations présentes sous la rue principale du Mont – arpentée par quelques millions de touristes chaque année – ont permis de mettre au jour une nécropole médiévale du XIIIe siècle.

D’après les premières estimations des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), une trentaine de sépultures auraient été exhumées, comprenant des ossements d’adultes et d’enfants. De quoi en apprendre plus sur les conditions de vie des habitants du Mont-Saint-Michel au Moyen-âge.

Une nécropole médiévale a été découverte sous la rue principale du Mont Saint Michel. Selon les premières estimations elle daterait du XIIIe siècle

Outre le fait d’en apprendre plus sur la vie des habitants du Mont au XIIIe siècle, ces fouilles archéologiques ont aussi été l’occasion pour les chercheurs de l’INRAP de découvrir l’emplacement originel de la porte du village.

Des fouilles archéologiques particulièrement fructueuses

C’est en effet ce que les chercheurs mettent en avant, pour eux – et grâce aux examens post fouilles – ces ossements permettront d’en savoir plus sur l’état de santé, les éventuelles carences, mais aussi l’âge qu’avaient ces habitants au moment de leur mort. Cette nécropole est donc d’un intérêt historique de tout premier ordre.

Par ailleurs – et comme l’indique Le Figaro – ces fouilles pourraient également permettre de tirer au clair l’un des mystères de l’histoire du Mont. La légende raconte qu’en 1204 les Bretons – alliés du Roi de France Philippe-Auguste – mirent le village du Mont-Saint-Michel à feu et à sang.

Il y a des chances que ces squelettes puissent permettre de confirmer ou d’infirmer cette histoire.

L’INRAP au cœur des découvertes depuis plus de 15 ans

Depuis 2001, les chercheurs de l’INRAP ont accompli un travail considérable, permettant d’en connaitre plus sur les fortifications du Mont durant la période médiévale et sur sa fameuse Abbaye.

Notons d’ailleurs que le cloître de l’Abbaye et son jardin viennent d’entrer dans une phase de restauration. Montant de l’intervention : 2,2 millions d’euros, pour une durée estimée à un an. La partie du cloître permettant d’apercevoir la baie en contre bas restera toutefois ouverte aux visiteurs.

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